Les mauvais élèves

Après vous avoir présenté nos tops de cette saison 2015/2016, il est maintenant temps de passer au sujet qui fâche : les flops.

  1. Aaron Ramsey : l’éternelle frustration

Cet homme n’est pas humain, ou pas naturellement constitué. Capable de marquer une madjer aussi invraisemblable que magnifique à White Hart Lane et de louper le cadre dans un but vide dans le même match. Capable de délivrer un caviar digne d’Özil et rater sa relance dans l’axe 30 secondes plus tard. Le Gallois est irréprochable mentalement et physiquement, quoi qu’il arrive, Aaron sera au combat jusqu’au coup de sifflet final. Une énergie de tous les instants qu’il n’utilise pas toujours à bon escient. Ses choix offensifs sont parfois incompréhensibles et cela lui attire souvent les foudres des supporters. La simplicité et la spontanéité de ses choix de son incroyable saison 2013/2014 se sont perdues en route et le Gallois a le plus grand mal à retrouver ce niveau. Profitant des blessures de Coquelin et Cazorla, Aaron Ramsey a dû composer avec Flamini au milieu avant l’arrivée de Mohammed Elneny en janvier qui a redonné un peu de fraîcheur à ce milieu. Ce duo Ramsey-Flamini a vite montré ses limites dans l’animation offensive et ce manque de créativité à pénaliser nos Gunners. Encore une fois, le Gallois ne réalise pas une mauvaise saison avec 5 buts et 4 passes décisives en Premier League. Mais ses performances laissent toujours un sentiment de frustration lorsque l’on sait de quoi il est capable.

aaron ramsey

 

  1. Gabriel/Mertesacker : sueurs froides

Aux côtés du Patron Koscielny, notre duo de bras cassés cherche désespérément à plaire à Tonton. Par défaut, Tonton alterne les titularisations du brésilien et de l’allemand sans vraiment savoir lequel choisir pour une place définitive en défense centrale. L’un est vieux et lent, l’autre est jeune et trop fougueux. Les deux déçoivent. Les deux hommes s’échangent les politesses par boulettes interposées. Alors quand Koscielny se blesse et que Tonton est obligé de faire jouer les deux zoulous, nos réactions ressemblent un peu à ça :

 

fuck my life

 

Recruté à prix d’or en janvier 2015 en provenance de Villaréal, Gabriel nous laisse perplexe. Son potentiel défensif est indéniable et son attitude sur le terrain nous rappelle Koscielny à ses débuts sous les couleurs d’Arsenal, on connaît tous la suite. Son engagement et son agressivité sont de très bonnes qualités à son poste mais cela le conduit encore à réaliser des erreurs de concentration comme lors de ce match à Old Trafford perdu 3-2. Quand au géant allemand, doit-on encore le présenter ? Son action à l’Emirates contre Chelsea lui valant un rouge direct le décrit parfaitement. Un placement défensif plus que douteux, une lenteur encore jamais vue et une décision de tacler stupide malgré sa grande expérience. Le recrutement d’un défenseur central semble être une des principales priorités de notre mercato estival. Espérons que Tonton nous entende.

Notre cher Per Mertesacker est quand même le seul joueur au monde capable de faire ça :

  1. Calum Chambers : Chargement en cours, veuillez patienter un instant.

L’ex des Saints nous rappelle un peu ce moment où l’on doit appeler un service administratif quelconque. En premier lieu, vous tombez sur le standard qui vous fait penser que vous ne serez pas au téléphone très longtemps. Ensuite, le standard vous transfère sur la boîte vocale d’attente avec cette musique classique absolument insupportable. Puis quand la musique s’arrête, vous avez cet espoir intérieur que quelqu’un prendra enfin votre appel. Et hop, vous retombez sur la musique et prenez votre mal en patience. Well, Calum Chambers c’est un peu ça. Vous l’achetez cher en provenance des Saints et vous pensez qu’il sera un futur très grand. Il vous le prouve en enchaînant de bonnes performances et puis plus rien. L’anglais vous gratifie de quelques bonnes apparitions avant de vous décevoir une nouvelle fois. Calum Chambers est semblable à un ascenseur émotionnel, tantôt capable de grandes prestations, tantôt capable de passer totalement à côté de son match. Depuis son arrivée pour le début de la saison 2014/2015, l’ancien de Southampton n’a encore rien prouvé à Arsenal et son jeune âge lui laissera le temps de s’épanouir et de répondre à tous les espoirs placés en lui. Mais pour l’instant, les Gunners attendent toujours.

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  1. Théo Walcott : 404 Player not found.

Omniprésent durant la première partie de saison, sa rotation sur le front de l’attaque avec Giroud fonctionnait à merveille. Wenger avait trouvé la recette. Et puis voilà que Sanchez se blesse et Tonton décide de le remettre sur l’aile. Bad idea. Théo-pourri-gâté-Walcott s’est mis à bouder tout seul dans son coin pour nous faire une spéciale dédicace à la cape d’invisibilité d’Harry Potter. L’anglais se retrouve exclu de la sélection anglaise pour l’Euro et le moins que l’on puisse dire est que l’éternel nouveau Thierry Henry mérite sa punition. On t’adore Théo mais là, ça commence à faire trop. Trop d’années où même lorsque tu es épargné par les blessures, tu ne démontres pas que tu mérites de faire partie d’un club comme Arsenal.

Vous me direz, voir Neuer se prendre pour Superman devant soi, ça a peut-être touché le cerveau du garçon, allez savoir ..

Après 10 ans au club, l’anglais serait sur le départ. Il termine sa saison par un total famélique de 9 buts et 3 passes décisives toutes compétitions confondues. Sur ses trois dernières saisons à Arsenal, Théo Walcott a marqué, attention tenez-vous bien, 15 buts en Premier League. Next.

  1. Alex Oxlade – Chamberlain : Monsieur tout droit

A l’instar de son compère anglais Walcott, The Ox est l’incarnation pure et simple de l’expression « avoir un énorme potentiel ». Et tout comme Théo, Oxlade frustre. Doté d’une puissante accélération et d’une vitesse de course digne d’un sprinteur, Oxlade n’a toujours pas appris à maîtriser ses qualités pour les mettre au service du collectif. Trois buts en quatre saisons de Premier League. Les statistiques ne démontrent pas tout et ne définissent pas la qualité d’un joueur mais il faut bien reconnaître qu’en tant qu’ailier, ce total fait mal. En 22 apparitions cette saison sur les terrains de Premier League, l’anglais n’a créé que 19 chances pour ses coéquipiers. L’image qui définit le mieux Oxlade-Chamberlain à Arsenal se résume à sa blessure contre Barcelone à l’Emirates. The Ox semble inârretable, produit de très bonnes choses et nous offre un aperçu intéressant de son immense talent. Et puis son frère jumeau apparaît alors. Une énorme occasion face aux buts envoyée dans les tribunes, des choix douteux dans la dernière passe et un tout droit dans le buffet de Mascherano. Cette simple action le caractérise parfaitement. Vitesse et spontanéité pour se débarrasser du premier rideau et bim, le mur. Au lieu de s’arrêter pour laisser l’argentin mettre le ballon en touche, The Ox a donc continué sa course, est arrivé en retard, a provoqué la faute et s’est blessé au genou. Fin de l’histoire, merci au revoir.

Oxlade, on t’aime. Mais comme Théo, ça commence à faire beaucoup. Et la patience des supporters a des limites.

 

Pour conclure, Arsenal, et surtout Tonton Wenger, ont sauvé une saison frustrante en volant la 2ème place du championnat au voisin Spurs lors de la toute dernière journée du championnat. Un résultat qui ne cache pas les lacunes offensives et défensives des Gunners cette saison. En encaissant 36 buts comme lors de la saison dernière, la défense démontre une stabilité basée sur des latéraux monstrueux et sur un Koscielny ultra-efficace. En revanche, avec 65 buts marqués, six de moins que la saison passée, l’attaque d’Arsenal a souffert. En manque d’inspiration, de créativité et d’efficacité dans des matchs contre des équipes du milieu de tableau, les Gunners ont perdu trop de points pour espérer obtenir le sacre final. Dans ces moment-là, trop de joueurs se sont révélés inutiles pour l’équipe.

Avec le montant astronomique reçu par Arsenal (132 millions d’euros) en provenance de la Premier League concernant les droits TV, Arsène Wenger devrait se pencher sur ces lacunes cet été. En atteste la première recrue estivale en la personne de Granit Xhaka, un renfort au milieu terrain. Quoi qu’il en soit, la saison prochaine s’annonce excitante et imprévisible.

#Albin #COYG

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