Arsenal perd à City contre plus fort que lui (3-1)

Super Sunday au programme en Premier League ce week-end avec le match entre Chelsea et Manchester United mais surtout, pour nous autres supporters d’Arsenal, le déplacement des Gunners sur le terrain de Manchester City, peut-être l’équipe la plus impressionnante d’Europe depuis le début de saison.

Avant ce déplacement, il faut avouer que de nombreeux supporters d’Arsenal craignent une nouvelle défaite humiliante comme cela avait été le cas en août sur le terrain de Liverpool, certes dans des circonstances particulières, à quelques jours de la fin du mercato. Pour ce choc, Arsène Wenger semble lui aussi craindre les nombreux atouts offensifs de l’équipe de Pep Guardiola, et cela s’en ressent dans sa composition d’équipe : pour la première fois depuis avril dernier, il repasse, dès le coup d’envoi d’un match, à une défense à 4, où l’on retrouve Bellerin, Koscielny, Monreal et Kolasinac. Au milieu, la grosse surprise vient de la titularisation de Coquelin, qui forme donc un milieu à trois aux côtés de Xhaka et Ramsey. En attaque, et comme en août à Liverpool, Lacazette est sacrifié et c’est Iwobi qui prend sa place pour accompagner Özil et Alexis, titulaire en pointe. Un onze surprenant donc qui semble bâtit pour effectuer un pressing similaire à celui qu’on avait pu observer lors du déplacement à Chelsea, où Iwobi avait déjà été titulaire.

            Du côté de City, on retrouve un onze classique, avec une attaque toujours aussi impressionnante, avec pas moins de cinq joueurs à vocation offensive : Silva, De Bruyne, Sterling, Sané et Aguero.

1ère mi-temps:

Arsenal tente d’emblée de se positionner très haut et d’empêcher City de relancer proprement comme ils en ont l’habitude. Les Gunners récupèrent des ballons et obtiennent le premier corner, mais déjà, sur celui-ci, City se procure une première grosse occasion par Aguero, qui ne cadre pas sa frappe. Cela n’effraie pas les Londoniens qui continuent de presser avec une envie qui fait plaisir à voir. On ne peut en revanche qu’admirer la capacité des joueurs adverses à se sortir de ce pressing et de relancer toujours avec intelligence, ce qui leur offre de grosses occasions en contre comme ce ballon de Sané pour Sterling qui, inexplicablement, est trop court pour pousser le ballon au fond des filets de Cech (11ème). C’est un début de match en tout cas très ouvert, où l’on sent que le danger peut venir des deux côtés.

Duel ramsey

Une fois le premier quart d’heure achevé, Manchester City reprend le contrôle du match grâce à sa qualité technique et une sérénité, il faut le dire, assez impressionnante. Trop bas, les Gunners commencent à concéder des occasions. De Bruyne alerte une première fois Cech, qui repousse bien. Mais le génie belge n’en reste pas là et après un bon une-deux, il pénètre dans la surface, croise du gauche, et trouve le petit filet de Cech pour le 1-0 (19ème).

Arsenal tente de réagir mais les Gunners sont un peu trop imprécis techniquement, comme le démontrent les nombreux ballons perdus par Alexis Sanchez (15 au total au cours de la première période !), pas vraiment dans son match. City, en revanche, continue à imposer sa maitrise et se procure plusieurs occasions. Le 2-0 n’est évité que grâce à l’imprécision de Sterling en contre (35ème) ou grâce à Cech, qui empêche un csc de Koscielny (38ème).

Ces occasions loupées laissent les Gunners dans le match, et les hommes d’Arsène Wenger ont en tout cas le mérite d’y croire, comme en témoigne l’occasion d’Aaron Ramsey juste avant la mi-temps. Bien servi par Alexis, le Gallois ne passe à côté de l’égalisation qu’à cause d’une excellente parade d’Ederson.

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Au terme de cette première période, Arsenal peut donc s’estimer heureux d’être toujours dans le match. Pas si mauvais que ça, les Gunners sont tout de même logiquement mené par un adversaire qui maitrise totalement son sujet.

2ème mi-temps :

Le retour des vestiaires est catastrophique : dès la 48ème minute, Monreal concède un penalty peu évident. Au duel avec Sterling, l’Espagnol s’impose avec l’épaule mais l’Anglais s’effondre et offre à Aguero l’occasion de faire le break. Face à Cech, qui n’a arrêté aucun des 13 penalties auxquels il a dû faire face depuis son arrivée à Arsenal, le tout récent nouveau meilleur buteur de l’histoire des Citizens ne se fait pas prier et porte le score à 2-0 (50ème).

Il reste heureusement du temps aux Gunners pour se remettre à l’endroit dans ce match. Wenger réagit en faisant sortir Coquelin – dont on a du mal à comprendre la considération que lui accorde le manager français – au profit de Lacazette, pour un passage à un 4-2-3-1 que l’on avait plus vu depuis longtemps, avec Özil en véritable meneur de jeu. 10 minutes à peine après son entrée, Lacazette se montre décisif en réduisant le score. Iwobi sert Ramsey qui lance bien le nouvel entrant en profondeur sur la droite de la surface. Le Français tire entre les jambes d’Eduardo et relance complètement le match. 2-1, 65ème.

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Les Gunners y croient et vont de l’avant, même si City se montre encore dangereux et oblige Cech à un nouveau miracle suite à un corner. Valeureux, les Gunners vont pourtant être cruellement punis : Silva est trouvé, libre de tout marquage, sur la droite de la surface. La défense d’Arsenal réclame le hors-jeu et s’arrête de jouer, mais Silva quant à lui se montre plus malin et ne s’arrête pas, bien au contraire : il sert Gabriel Jesus, qui avait remplacé un peu plus tôt Aguero, qui n’a plus qu’à marquer à bout portant. 3-1 le match est plié. Si ce n’est pas immérité, on ne peut en revance que regretter que la position de hors-jeu de Silva, évidente au ralenti, ait échappé à l’arbitre de touche.

Dès lors, les Gunners sortent de leur match et semblent s’enfermer dans leur colère à l’égard de l’arbitrage. Les entrée de Wilshere et de Giroud n’y changent rien : Arsenal a abandonné tout espoir dans ce match lorsque Silva a servi Jesus pour le 3-1.

La match s’achève ainsi, dans la frustration et la colère, celle d’Özil notamment qui n’hésite pas à s’en prendre à ses adversaires avec vulgarités et autres noms d’oiseaux.

Après le match, Wenger s’en prend lui à l’arbitrage, comme l’on pouvait s’y attendre. Le regret est donc double : cet arbitrage peu favorable (le but hors-jeu et le pénalty généreux) a condamné les Gunners à la défaite et, bien plus grave encore, il risque d’empêcher manager et joueurs d’admettre les réelles manques de cet équipe, incapable de rivaliser avec un adversaire bien plus fort et qui s’envole certainement vers le titre de champion.

#AntoineP

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