Arsenal reprend confiance et offre un beau spectacle

Après une victoire convaincante à San Siro en Europa League, Arsenal avait l’occasion d’enchaîner face à Watford devant ses supporters pour se rassurer avant le match retour contre Milan. Pour ce faire, Arsène Wenger décidait de remanier assez largement sa composition, en titularisant Elneny, Iwobi, Holding et Maitland-Niles afin de reposer Koscielny, Ramsey et Wilshere. Dans un Emirates Stadium qui n’avait une nouvelle fois pas fait le plein, il fallait mettre fin à une période de doute et enfin montrer que cette équipe avait des « Cojones ».

Et ça tombe bien, car les Gunners n’ont pas du tout attendu pour mettre de l’implication dans ce match. Dès la troisième minute de jeu, Özil trouve parfaitement en profondeur Aubameyang et permet au Gabonais de se procurer une situation de un contre un avec Karnezis : le portier des Hornets remporte malheureusement son duel en fermant bien son angle.

Les Gunners sont en tout cas très bien dans ce début de match. Les joueurs offensifs se trouvent facilement, et toute l’équipe est agressive à la récupération. Les Hornets souffrent et craquent bien vite : sur un coup-franc parfaitement botté par Mesut Özil, Mustafi parvient à rabattre sa tête dans le petit filet pour ouvrir le score (1-0, 7ème). Ce but est doublement spécial, puisqu’il permet à Özil de devenir le joueur le plus rapide à atteindre 50 passes décisives en Premier League, tout en étant le 1000ème but marqué à domicile par les Gunners en Premier League.

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Ce but fait néanmoins réagir Watford, qui rentre enfin dans son match et se procure une énorme occasion : sur un ballon en profondeur joué par Richarlison, Doucouré est trouvé en retrait et oblige Čech à réaliser un très bel arrêt quasiment à bout portant (12ème). Une situation qui a le mérite de nous rappeler que si Arsenal joue plutôt bien au ballon, il y a toujours quelques soucis d’alignement en défense.

Cette petite frayeur ne refroidit pas heureusement les locaux, bien décidés à tuer le match le plus vite possible : et on croit le 2-0 acquis quand, suite à une splendide passe en profondeur d’Elneny, Kolasinac a tout le loisir de centrer pour trouver Aubameyang seul dans la surface… mais le bosnien rate malheureusement son centre (17ème).

Le rythme retombe un peu et Watford en profite pour mettre un peu plus le pied sur le ballon, notamment grâce à un Doucouré omniprésent. Les Hornets ne parviennent cependant pas à créer de décalages dans le jeu, mais la situation est bien différente sur coups de pieds arrêtés : à la 25ème Richarlison enroule parfaitement son coup-franc et oblige Čech à une détente. Le ballon retombe dans les pieds de Peyrera… qui loupe inexplicablement le cadre à bout portant. On a eu très chaud, et une nouvelle fois, une grosse occasion des Hornets est suivie d’une grosse occasion des Gunners. Sur un nouveau bon ballon d’un très bon Elneny, Özil parvient à éliminer un défenseur dans la surface adverse avant de se retrouver seul face à Karnezis… mais l’Allemand perd lui aussi son face-à-face (27ème).

Le rythme de cette rencontre est assez décousu, mais on ne s’ennuie pas. La mi-temps se termine sur plusieurs minutes de domination des visiteurs qui enchaînent les centres et les corners, mais Arsenal résiste et rentre au vestiaire avec un avantage tout de même assez mérité.

La seconde période débute comme s’est terminée la première : Watford est au dessus dans l’intensité et envoie plusieurs ballons dangereux dans la surface des Gunners, mais on parvient à faire le dos rond tout en essayant de punir l’adversaire en contre : cette stratégie de mettra qu’un petit quart d’heure à se préciser. Sur un modèle de contre, Mkhitaryan parvient à remonter le ballon avant de servir Aubameyang en profondeur. Le Gabonais élimine le gardien en une touche de balle avant de pousser le cuir dans un but vide. C’est simple, c’est précis, ça fait but (2-0, 59ème).

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Malheureusement, Arsenal reste Arsenal. Et alors qu’une victoire aisée nous tend les bras, on décide de relancer bêtement Watford. Pereyra percute aux abords de la surface, et Niles, talentueux mais inexpérimenté, se fait avoir en bloquant son adversaire : l’arbitre désigne logiquement le point de pénalty.

C’est le fameux Troy Deeney qui s’avance pour le frapper. Le même Troy Deeney qui avait fustigé quelques mois plus tôt le manque de caractère d’Arsenal. Mais aujourd’hui est décidément un jour spécial. Petr Čech veut son clean-sheet et parvient à repousser la tentative du capitaine des Hornets ! Son premier pénalty arrêté en 16 tentatives avec Arsenal (2-0, 61ème).

Arsenal est relativement tranquille après cette énorme occasion manquée pour Watford. Arsène Wenger fait ses changements : Welbeck remplace un Iwobi bien en dessous de ses coéquipiers aujourd’hui, puis Chambers remplace par précaution un Mustafi légèrement touché. Arsenal se paiera même le luxe d’aller inscrire un troisième but pour tuer définitivement le suspense : tout part d’une ouverture limpide d’Holding vers Özil, qui centre vers Welbeck dans la surface adverse. Karnezis repousse comme il peut… directement dans les pieds d’Aubameyang, qui remet astucieusement sur Mkhitaryan. L’Arménien ne se fait pas prier et décoche une frappe sèche à ras du poteau pour inscrire son premier but à l’Emirates. L’ancien duo de Dortmund a encore frappé (3-0, 77ème).

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La fin de cette partie sera assez calme, les Gunners parviennent à conserver le score sans grande difficulté, et auront même une occasion d’aller inscrire le but du 4-0, mais Karnezis réussira un dernier bel arrêt face à Welbeck (84ème).

Le match se termine donc sur ce score sans appel de 3 buts à 0 en faveur des hommes d’Arsène Wenger. Tout n’est pas parfait, mais le cauchemar vécu à Brighton paraît déjà bien loin. Les remplaçants ont globalement très bien assuré l’intérim, on a retrouvé du jeu, de l’efficacité, et surtout, après des mois qui ont semblé une éternité, Petr Čech, auteur d’une prestation XXL, réussit son 200ème clean-sheet en Premier League.

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Tous les voyants ou presque sont donc au vert avant d’affronter Milan. Arsenal a l’avantage, et il faudra simplement finir le travail. Espérons que ça tienne.

#COYG

#Antoine L

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