Avant-match d’Arsenal – Bayern Munich (8ème de finale aller de la Ligue des Champions)

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Ecrire l’histoire

Il y a deux ans, les Gunners se détachaient au terme d’un spectaculaire match du FC Barcelone, écrivant ainsi une très belle page de l’histoire du club malgré la défaite du match retour. En 2013, Arsenal n’est pas plus gâté par un tirage qui lui offrira demain l’ogre Bavarois. Le Bayern Munich, qui n’a pas connu autre chose que la victoire depuis le début de l’année, peut aisément s’autoproclamer meilleure équipe au monde actuellement, et voudra de nouveau jouer les premiers rôles dans la compétition. En face, des Gunners timorés, et une nouvelle année sevrés de titre suite à leur élimination en FA Cup. Un sursaut d’orgueil est-il possible pour empêcher le rouleau compresseur Munichois de se voir trop beau ?

Unaufhaltsam !

Impitoyable, inarrêtable, implacable. Voici trois mots qui définissent à merveille le Bayern actuel. Le futur club de Guardiola survole littéralement la Bundesliga depuis de nombreux mois, et semble filer à toute vitesse vers un 23ème titre de champion d’Allemagne. Ribéry et ses comparses n’ont laissé absolument aucune chance à leurs poursuivants, et surtout pas au champion en titre, le Borussia Dortmund. Le Bayern, installé dans son fauteuil de leader qu’il n’a pas quitté depuis la première journée, impose un rythme qu’aucune autre équipe ne peut suivre. Comptant quinze points d’avance sur son dauphin, les Munichois pourraient être sacrés dans huit journées si ces derniers venaient à poursuivre leur stratosphérique série de victoires. Depuis le début de la nouvelle année, les filets des Bavarois n’ont pas une seule fois tremblé. Leurs statistiques sont à la fois stupéfiantes et effrayantes : cinq matches de championnat, cinq victoires, aucun but encaissé, treize buts marqués, et tout ceci si nous faisons abstraction des quatre matches amicaux disputés début janvier (quatre victoires, aucun but encaissé, quatorze buts marqués). Aucun autre club des ligues majeures européennes ne suit un tel rythme, pas même le FC Barcelone. Emmené par un Ribéry qui monte en puissance saison après saison, un Mandzukic meilleur buteur de Bundesliga et une doublette Muller-Kroos multitâche, le Bayern ne compte pas bouleverser les pronostics en venant jouer les frileux à l’Emirates en ce mardi soir.

Un problème Europe ?

Mais Jupp Heynckes et ses joueurs sont sous pression. Depuis ses années de gloire sur le devant de la scène européenne dans les années 75, le Bayern Munich affiche un triste bilan mêlé à un goût amer d’inachevé. Finalistes à six reprises, les Bavarois ont échoué à cinq reprises, dont une fois en 2010 et une autre fois l’an dernier, où ces derniers partaient pourtant favoris. Et s’ils ont obtenu la première place de leur groupe cette année (de justesse au goal-average avec la FC Valence), les résidents de l’Allianz Arena semblent rencontrer quelques problèmes à l’extérieur. Tenu en échec à Mestalla, défait 3-1 face au BATE Borisov et enfin petit vainqueur de Lille (0-1) dans le nord de la France, l’ogre d’outre-Rhin semble plus timide sur la scène européenne. En six matches de poule, ce dernier a encaissé autant de buts (7) qu’en plus de vingt matches de Bundesliga tout en restant cependant la seconde meilleure attaque de cette phase de groupe, juste derrière Chelsea, le tenant du titre.

Sortir la tête de l’eau.

Arsenal est rentré dans la période qui lui porte souvent préjudice depuis des années, comme en atteste l’élimination en FA Cup le week-end dernier. Le dernier espoir de trophée s’est envolé vers d’autres cieux, quelques mois après l’énorme désillusion dans le froid de Bradford. Arsène Wenger, qui ne s’est jamais incliné face à des équipes de divisons inférieures en seize ans, a inversé la tendance, au plus grand dam des joueurs et des supporters et fait toujours face à une crise sans précédent. Mais l’heure n’est plus aux regrets. Les Gunners ont bien trop souvent et trop longtemps ruminés leurs erreurs, mais à la veille de ce choc que toute la planète football attend, ces derniers doivent relever la tête et se battre pour tenter d’écrire l’histoire. Vermaelen et ses hommes doivent prendre une option dès demain soir pour espérer une qualification, et ne pas attendre le retour à l’Allianz Arena pour frapper un grand coup. Débarrassés de la pression des coupes, les canonniers doivent tirer profit sur l’ensemble des deux matches du calendrier chargé de leurs adversaires. Effectivement, les Bavarois recevront ce week-end le Werder Breme, avant de disputer un match de coupe face au Borussia Dortmund mercredi prochain, ce qui va les obliger à faire tourner un minimum l’effectif.

Les Gunners, qui se déplaceront à Tottenham début mars pour un match déterminant dans la course à la C1, doivent déroger à la tradition qui dure depuis maintenant deux ans et qui les prive de quart de finale. En effet, face à Barcelone, puis Milan l’an dernier, ces derniers ont par deux fois échoué en 8ème de finales. Mais le point commun entre ces deux doubles confrontations est le fait qu’à un moment ou un autre, Arsenal a su s’extirper de sa période difficile grâce à un véritable sursaut d’orgueil. Et si ce sursaut n’a pas su empêcher l’élimination ces deux dernières années, les canonniers tenteront en 2013 de montrer un tout autre visage. Un visage conquérant, surprenant. Et pour ceci, tout le peuple rouge et blanc est attendu au tournant pour abattre l’ogre Munichois.

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 Patrick Viera face à Michael Ballack en 2005

Informations équipes :

Arsenal :

Infirmerie : Gibbs.
Incertain : Koscielny
Suspendu : /
Sous la menace d’une suspension : Koscielny, Cazorla.
Autre indisponibilité : Monreal (Cup-tied)
Forme (en C1) : DVNDV
Casier disciplinaire : 15 jaunes, aucun rouge.
Meilleurs buteurs : Podolski (3), Gervinho (2).

Bayern Munich :

Infirmerie : Badstuber, Pizarro
Incertain : /
Suspendu : Boateng
Sous la menace d’une suspension : Dante, Javi Martinez, Schweinsteiger.
Autre indisponibilité : /
Forme : VNVVD
Casier disciplinaire : 15 jaunes, 1 rouge.
Meilleurs buteurs : Muller, Pizarro (3), Schweinsteiger, Kroos (2).

Clés du match :

• Arsenal, qui dispute les 8es de finale pour la 13e saison de rang, vise un premier quart de finale depuis 2010 mais devra faire mieux que ses résultats face à son adversaire de Bundesliga en phase de groupes. Le succès de Schalke 2-0 dans le nord de Londres à la troisième journée mettait un terme à une série de six victoires consécutives des Gunners à domicile face à des visiteurs allemands et également à une série d’invincibilité de 45 matches d’affilée à domicile contre des adversaires non anglais. Bilan des Gunners face à des clubs allemands à domicile : G9, N1, P2.

• L’équipe d’Arsène Wenger a remporté ses deux autres rencontres de phase de groupes à l’Arsenal Stadium, battant l’Olympiacos FC 3-1 et le Montpellier Hérault SC 2-0, ce dernier résultat assurant sa qualification.

• En déplacement, les Gunners ont débuté par une victoire 2-1 à Montpellier puis ont laissé filer un avantage de deux buts pour ramener un nul 2-2 de Schalke avant de s’incliner 2-1 sur le terrain de l’Olympiacos à la sixième journée.

• Pour sa part, le Bayern a subi une défaite surprise chez le FC BATE Borisov lors de la deuxième journée du Groupe F, s’inclinant 3-1, mais s’imposait 1-0 sur la pelouse du LOSC Lille avant d’assurer sa place en phase à élimination directe grâce à un nul 1-1 chez le Valencia CF à la cinquième journée.

• Bilan global des Bavarois face aux équipes anglaises : G13, N13, P10 ; à l’extérieur : G2, N7, P6.

• Lukas Podolski a joué pour le Bayern entre 2006 et 2009, inscrivant 15 buts en 71 rencontres de championnat. Avant et après ce séjour en Bavière, il a passé un total de six ans au 1. FC Köln, et n’a gagné qu’une fois en dix matches face au Bayern.

• Per Mertesacker a inscrit le but du SV Werder Bremen lors d’une défaite 3-1 à domicile face au Bayern le 29 janvier 2011. Après l’égalisation d’Arjen Robben, un but contre son camp de Mertesacker offrait un avantage 2-1 au Bayern avant que Miroslav Klose ne corse l’addition. Lors de ses cinq années à Brême, Mertesacker a affronté le Bayern 16 fois et ne l’a emporté que deux fois.

• Mertesacker et Pizarro étaient coéquipiers à Brême entre 2008 et 2011.

• Tomáš Rosický a inscrit 20 buts en 149 matches de Bundesliga pour le Borussia Dortmund entre 2001 et 2006, décrochant le titre de champion en 2001/02.

• Robben a marqué lors du succès du Chelsea FC 2-0 sur le terrain d’Arsenal le 18 décembre 2005. Lors de ses trois années à Stamford Bridge, il a affronté les Gunners quatre fois et ne s’est jamais incliné.

• Franck Ribéry a joué aux côtés de Bacary Sagna, Abou Diaby, Olivier Giroud, Sébastien Squillaci et Laurent Koscielny sous le maillot de l’équipe de France.

• Thomas Müller a marqué lors de la victoire de l’Allemagne 2-1 en amical au Stade de France, le 6 février. Lahm et Gomez ont également débuté cette rencontre. Ribéry, Sagna, Koscielny et Giroud (remplaçant), ont joué pour la France.

• Giroud a marqué pour la France, également composée de Ribéry, lors d’une victoire 2-1 sur l’Allemagne en amical à Brême le 29 février 2012. Jérôme Boateng et Toni Kroos débutaient pour l’Allemagne, Mario Gómez et Thomas Müller entraient en jeu en cours de seconde période et Manuel Neuer était sur le banc.

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