AW : « Votre club en Angleterre est un peu comme votre nationalité, vous vivez et mourez avec »

« The Wenger Revolution : Twenty Years of Arsenal », voici le nouveau livre d’Amy Lawrence en collaboration avec le photographe officiel d’Arsenal, Stuart MacFarlane. Un livre qui retrace les 20 années d’Arsène Wenger à la tête du club à travers une série de photographies commentées par la journaliste Amy Lawrence.

En avant-propos de ce nouveau livre, Arsène Wenger revient sur la relation que les anglais entretiennent avec le football ainsi que sur le rôle que doit jouer ce sport au sein de la société. 

« En Angleterre, je crois que le football fait partie de votre passeport. Vous vivez avec, vous mourez avec, c’est un peu comme une nationalité. En Angleterre, personne ne penserait à changer de passeport durant leur vie. C’est la même chose pour leur club.

Cela donne au club une responsabilité. Ce n’est pas comme si nous avions un magasin, avec des clients qui vont et viennent et qui n’ont cure de l’enseigne qu’ils visitent. Vous savez que certaines personnes rentreront chez elles et pleureront quand vous perdez un match, qui souffriront si vous ne jouez pas bien. Vous sentez donc que vous avez une sort de responsabilité de les rendre fières de leu club. Rendre fières ces personnes se manifeste de deux manières. Bien entendu cela arrive sur du court terme par les résultats et la manière dont vous jouez au football. Mais sur du long terme, je crois que les valeurs du club qui traversent les générations rendent ces personnes fières de la même manière.

Aujourd’hui je ressens plus la popularité d’Arsenal dans le monde quand je voyage que lorsque je suis en Angleterre. Je pense que c’est dû au fait qu’Arsenal est reconnu pour être un club multiculturel et un club qui donne une chance aux personnes ayant des rêves. Ce sont toutes ces valeurs dont nous sommes fiers de représenter depuis des années. Le club peut avoir une influence positive sur la vie des gens.

Le travail de « The Arsenal Foundation » me tient à coeur car cela me rappelle la manière dont j’ai été éduqué, et aussi ce qu’un club est capable de fournir aux gens. Les clubs de football des villages de France où j’ai grandi aidaient les gens. J’en ai été témoin lorsque je jouais étant enfant. Parfois des enfants qui n’avaient pas de parents trouvaient que le club de foot pouvait permettre de compenser l’influence familiale. Certains étaient à des intersections de leurs vies et pouvaient aller dans un sens ou dans l’autre. Dans ce genre de situation, les personnes qu’ils rencontrent au club, ou la motivation même que le jeu vous donne, tous ces facteurs peuvent être très puissants.

Le travail de « The Arsenal Foundation » est engagé dans l’utilisation de ce pouvoir de changer des vies que le football peut avoir. Le football peut atteindre certaines personnes qui semblent ne pas pouvoir être aidées et peut apporter une sorte de normalité à leurs vies, lui donner un sens à travers la chance de faire partie d’une équipe. Cette structure et cette motivation les remettent dans le droit chemin. Le football a une responsabilité éducationnelle et sociale et ceci est au coeur de ce que nous sommes à Arsenal.

Après 20 ans au club, je me sens responsable des mauvaises choses qui arrivent à Arsenal et fier pour toutes les bonnes choses qui arrivent. Je dis toujours que quand vous vous réveillez le matin et que vous pouvez aller voir un match de foot, vous espérez que ce soit un moment de bonheur dans votre vie. Nous devons essayer de donner ça aux gens.

Arsenal est devenu mon passeport maintenant. Seulement six mois dans un club signifie beaucoup aujourd’hui. Vous ne pouvez pas être 20 ans dans un club et ne pas vous sentir responsable de ce qui arrive. C’est impossible. Donc bien sûr, Arsenal est devenu mon identité. Mon passeport est rouge et blanc, en fait. »

#Albin

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