Des Gunners maîtres de leur sujet.

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Arsenal prend ce soir la tête du groupe F suite à sa victoire sur Naples (2-0). Un match que les hommes d’Arsène Wenger ont maitrisé de la première à la dernière minute, sans être réellement inquiété par des Napolitains écrasés dans tous les domaines. Si ce succès est de bon augure pour la suite de la compétition, il l’est d’autant plus pour les prochains grands rendez-vous en Premier League.

Un départ canon.

La première bonne nouvelle pour Arsenal, avant même le coup d’envoi de ce match, était de voir l’infirmerie se vider. Après Arteta et Vermaelen, au tour de Tomas Rosicky de rejoindre l’équipe première. Et même si le Tchèque revenait de plusieurs semaines sur le flanc, ce dernier faisait bien parti du onze titulaire annoncé à trois quart d’heure du coup d’envoi, tout comme Mikel Arteta, qui remplaçait un Jack Wilshere un ton en dessous de ce qu’il a pu offrir avant ses blessures. Ramsey a quant à lui retrouvé l’aile droite, comme lors des confrontations européennes de l’an dernier, mais cette fois-ci avec beaucoup plus de réussite. Malgré les changements dans ce onze, la magie Wenger a de nouveau opéré…

Il n’a pas fallu patienter longtemps pour voir Arsenal dérouler, et le premier but de Mesut Özil sous ses nouvelles couleurs a concrétisé les premières minutes d’enchaînements, de une-deux et de pressing parfait réalisé par les hommes de Wenger. Giroud, auteur d’un excellent match, est au début de l’action en lançant Ramsey dans la profondeur d’une aile de pigeon. Le meneur excentré balance un superbe centre en retrait pour la nouvelle recrue des Gunners, qui ajuste Reina d’une reprise plat du pied, serein et plein de classe (8′). La triplette de la soirée est fin prête, et cela va se confirmer sept minutes plus tard puisque Giroud et Özil vont opérer une somptueux une-deux, que le français achèvera en crucifiant Reina à bout portant. Le match dans la poche dès la fin du premier quart d’heure, les Gunners ont par la suite somptueusement bien géré le déroulement de la rencontre, avec de longue phase de conservation. A la baguette, un duo Flamini-Arteta d’ores et déjà en branle, avec 95,5% de passes réussies sur 153 passes. Les Napolitains, incapables de s’insérer dans la surface, tentent avec plusieurs frappes de loin, mais n’inquiéteront Szczesny qu’à une seule reprise, grâce à un tir de Dries Mertens (71′). Aaron Ramsey aurait même pu profiter du manque de réalisme de ses adversaires pour les enterrer avec un troisième but, mais le Gallois a échoué par deux fois face au but (25′ et 42′) . A la pause, les deux buts inscrits par les Gunners semblent être une montagne pour les hommes de Benitez tant les londoniens ont maîtrisé leur sujet à la perfection.

Arsenal gère son match avec sérénité.

Comme souvent cette saison, Wenger va choisir de procéder en contre en seconde période. Avec un stratosphérique duo à la récupération, et une ligne d’attaque très technique et donc très appliquée dans ses passes, les Gunners vont faire courir leurs adversaires pendant de longues minutes. Ces derniers tentent de sortir la tête de l’eau et réalisent de meilleures relances, mais offensivement c’est le néant. Pandev, trop peu remuant, cède sa place à Dries Mertens, mais Callejon, qui prend la place du Macédonien, est lui aussi transparent. Seul Lorenzo Insigne fait la différence, amenant le danger à plusieurs reprises sur les buts de Szczesny. Mais l’Italien, trop peu altruiste, prend les mauvais choix et n’arrive pas à remettre son équipe sur de bons rails. Le train-train habituel de la première période reprend alors, et Zuniga et Inler s’essayent en dehors de la surface de réparation, sans succès (67′ et 69′).

De leur côté, les hommes de Wenger peinent à procéder en contre face à une défense bien organisée. Pourtant, Koscielny est tout proche du troisième but suite à un corner de Mesut Özil, mais Reina repousse le cuir grâce à une parade de grand classe (76′). Le dernier quart d’heure va s’écouler sans véritable effusion. Giroud a permis à son équipe de ne pas trop subir en réalisant de très belles et propres conservations de balle, et aurait même pu offrir un but à Kieran Gibbs en fin de match sans le très bon retour de Britos.

Au final, Arsenal prend donc la 1ère place de ce groupe ô combien difficile, et ça avec une certaine aisance. Même si le chemin sera encore long, avec notamment des déplacements dans deux des plus vibrantes enceintes d’Europe, les Gunners ont réafirmé ce soir leur statut de favori, et prouvent qu’ils seront au rendez-vous pour les grandes rencontres cette année.

Feuille de match:

Arsenal 2-0 Naples (2ème journée du groupe F de la Ligue des Champions)

Buts: Ozil (8ème) et Giroud (15ème)

Avertissements: /

Effectif
Arsenal: Szczesny, Sagna, Mertesacker, Gibbs, Koscielny, Flamini, Arteta, Rosicky (Wilshere, 70ème), Ramsey (Monreal, 88ème), Özil et Giroud.
Joueurs non-utilisés: Fabianski, Jenkinson, Bendtner, Gnabry et Vermaelen

Naples: Reina, Mesto, Albiol (Fernandez, 63ème), Britos, Zuniga, Behrami, Inler, Callejon(Zapata, 77 ème) Hamsik, Insigne, Pandev (Mertens, 61ème)
Joueurs non-utilisés: Dzmaili, Armero, Cannavaro et Cabral

Chiffre du match
Possession: Arsenal 63% – 37% Naples
Tirs (dont cadrés) Arsenal 9 (4) – 13 (1) Naples
Arrêts: Arsenal 4 – 4 Naples
Corners: Arsenal 6 – 3 Naples
Fautes: Arsenal 16 – 17 Naples
Hors-jeu: Arsenal 0 – 2 Naples
Tacles: Arsenal 14 – 19 Naples
Pourcentage de passes réussies: Arsenal 89% – 84% Naples
Duels aériens remportés:Arsenal 71% – 29% Naples

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Notes des joueurs: 

Szczesny (6) : Woj’ n’a pas eu beaucoup de boulot ce soir. Il a parfaitement géré les situations chaudes qu’il a eu notamment les sorties aériennes. Efficace dans ses relances, il a souvent trouvé Giroud sur de longs ballons. 

Sagna (6,5) : Très dur sur l’homme défensivement comme à son habitude, il a tenté d’apporter plus offensivement que d’ordinaire. Malgré quelques déchets dans ses cntres, il a bien combiné sur l’aile droite avec Rosicky et Ramsey. 

Mertesacker (6) : Peu de boulot ce soir, il s’est imposé dans le jeu aérien et son placement lui a permis de passer un match plutôt tranquille dans l’ensemble. Il est plus rassurant qu’avant balle au pieds. Il prend confiance. 

Koscielny (6) : Un match relativement cool pour Koko qui a su gérer ce match avec calme et sérénité. Il aurait pu marquer mais Reina s’est imposé à la suite d’une belle déviation d’Arteta. 

Gibbs (6) : Gibbo a moins participé au jeu offensif que d’habitude. Il s’est contenté de gérer Insigne ne lui laissant que trop peu d’espace et de vitesse. Il a peu apporté au niveau offensif, mais les jouers devant lui faisait déjà le taffe ! 

Flamini (7) : Ce joueur est un chien. Oui mais c’est notre chien ! Il fait tellement de bien au milieu de terrain et soulage tous les tripoteurs de ballons qui l’accompagnent. Un maillon devenu essentiel dans le 11. 

Arteta (6,5) : Le retour du vice-capitaine fait du bien. Il pose et régule le jeu et apporte son expérience. Il complète parfaitement le jeu de Flamini plus dur sur l’homme. 

Ozil (9) : Mezut a régalé une nouvelle fois. Une vista exceptionnelle, un but sensationnel, et une passe décisive pour Giroud (une nouvelle fois) ont mené l’équipe vers la victoire. Le top-player par excellence. 

Ramsey (9) : Que dire… Juste que ce soir il y avait 2 magiciens du ballon rond sur le terrain et qu’il jouait côte à côte. Ramsey a vraiment franchi un palier et s’impose comme un patron de l’équipe. 

Rosicky (7) : Un beau retour de Mozart pour seulement un seul entraînement. Il a eu un peu de peine dans la conservation du ballon. Son retour va qund même faire du bien à l’équipe. 

Giroud (8) : Buteur, tour de contrôle, pivot, Oliv a fait le taf et bien plus. Il est tellement précieux dans le jeu. Son entente avec Ozil et Ramsey devient une arme redoutable et on voit mal comment on pourrait se passer de lui aujourd’hui.

#Dim, #Math et #Anto

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