« Mes entraîneurs m’ont toujours dit que j’étais calme avec le ballon »

En janvier dernier, Rob Holding était interviewé par le fanzine The Gooner sur son adaptation à Arsenal. Traduction.

Quelle est la plus grande différence entre Londres et Bolton/Manchester ?

Tout semble plus grand à Londres. Londres est plus grand que Manchester. Faire le tour de la ville est plus difficile,  se déplacer dans le métro aussi. Et parce que tu joues dans un gros club comme Arsenal, les gens te reconnaissent. C’est nouveau pour moi et je dois apprendre à faire avec. Il y a une énorme différence entre Bolton et Arsenal, le public. Je suis passé de 17 000 spectateurs à 60 000 toutes les semaines avec Arsenal. C’est fou de sortir du vestiaire et de voir ça. Je me souviens avant le match contre Liverpool quand je suis sorti et que les fans m’interpellaient . C’était un grand moment pour moi et je remercie les fans pour cet accueil.

A quel point a-t-il été difficile de quitter Bolton pour devenir un joueur d’Arsenal ?

Ça n’a pas été si difficile. J’ai aimé jouer pour Bolton mais tu ne peux pas refuser de jouer pour un club comme Arsenal. C’est un des plus grands clubs en Angleterre et dans le monde donc dès que tu reçois une offre comme celle-ci, c’est impossible de la refuser.

Cela a été difficile de vivre la relégation la saison passée avec Bolton ?

Personne ne veut être relégué et cela a été compliqué pour les supporters. Mais c’est le genre d’expérience qui te permet d’apprendre. Si je suis prêté par Arsenal, je pourrais utiliser cette expérience.

Lors des entraînements, vu que tu es un défenseur central, est-ce que Steve Bould te parle de joueurs comme Tony Adams par exemple ?

Il n’en parle jamais comme tel mais en début de saison nous avons eu de longues discussions autour de vidéos d’entraînements. Il m’a dit ce que je devais faire, où je devais être placé sur le terrain. Ces changements vont m’aider sur le long terme. C’est incroyable de travailler avec Steve Bould. Quand tu as la chance d’avoir quelqu’un d’aussi expérimenté que lui pour t’aider, tu te dois de saisir cette opportunité.

Quand tu as la chance de travailler avec quelqu’un d’aussi expérimenté que Steve Bould, tu te dois de saisir cette opportunité 

Etais-tu nerveux la première fois que tu es arrivé au club ?

Je me souviens quand je venais de signer. C’était en pré-saison et tout le monde était en France. Je m’entraînais avec Santi Cazorla, Hector Bellerin et Granit Xhaka – que je venais de voir jouer à l’Euro. Je m’entraînais quand j’ai vu Santi Cazorla en train faire son jogging et j’ai pensé « Wow, c’est Santi Cazorla ». C’était incroyable mais plus le temps passe plus je m’habitue. Et ensuite quand Mesut Özil et Alexis Sanchez sont revenus, c’était encore plus surréaliste. Maintenant ça va mieux.

Comment tu as ressenti ton premier match avec Arsenal contre Liverpool ?

C’était un match fou. Je pense qu’en première période, on a fait du bon boulot avec Calum Chambers, en tant que jeunes partenaires de la défense centrale. Et ensuite ils ont eu ce but en partie à cause d’une faute que j’ai commise. En deuxième mi-temps, ils nous ont écrasés, ce qui a été un choc. Nous avons montré un peu de caractère en revenant un peu dans le match mais nous n’avons pas été assez bons pour obtenir le point du match nul. Ce fut dur à vivre mais je pense que je suis maintenant passé à autre chose.

Arsenal est connu pour un style de jeu plutôt offensif. Le challenge est-il plus important du coup ?

Il faut tout le temps être concentré avec notre style de jeu en attaque car nous avons beaucoup la possession autour de leur surface de réparation. Donc nous avons besoin d’être prêt quand ils enclenchent leur contre-attaque. Nous devons prendre soin de sécuriser la défense pour que nos milieux de terrain comme Mesut Özil puissent attaquer.

L’élève et le maître.

A quel point la communication est-elle importante en défense centrale, est-ce que ça fait la différence ?

Tu te dois d’avoir une bonne communication avec ton partenaire. Il voit ce qu’il se passe dans ton dos si tu es plus avancé que lui sur le terrain. S’il te parle, c’est beaucoup plus facile pour moi de me concentrer sur ce que j’ai à faire. Shkodran Mustafi parle beaucoup. Sur le terrain, il parle beaucoup et c’est pareil à l’entraînement.

Qu’est-ce que ça fait de travailler aux côtés de Petr Cech ?

C’est d’une grande aide. C’est une sécurité en plus. Si l’adversaire arrive à tirer au but, tu sais qu’il y a une forte probabilité pour que Petr Cech l’arrête. C’est comme ça qu’une équipe doit fonctionner. Tes partenaires te couvrent si tu fais une erreur. Avoir quelqu’un d’aussi expérimenté que Petr Cech dans les vestiaires nous aide beaucoup.

Une de tes qualités est d’être calme quand ton équipe a la possession.

Mes entraîneurs ont toujours dit que j’étais serein avec le ballon et ils ne veulent pas m’enlever ça. C’est pour ça que je m’adapte au jeu d’Arsenal. Nous avons besoin de défenseurs centraux capables de relancer proprement et de préparer les attaques de derrière. J’aime jouer de cette manière. Bien sûr, je me sens bien plus à l’aise en défense centrale. Je me souviens quand j’ai percé à Bolton. J’ai dû jouer latéral droit jusqu’à ce qu’un des défenseurs centraux se blessent. Quand il est revenu, je m’étais imposé à cette place. Mais si le Boss veut que je joue à droite, je le ferai sans sourciller.

Comment as-tu vécu tes débuts en Ligue des Champions ?

C’était incroyable. Pour l’instant, c’est le plus beau moment que j’ai pu vivre en tant que joueur. Il y avait beaucoup de brouillard, on ne pouvait même pas apercevoir le haut des tribunes. Les supporters étaient fous. Il y avait des drapeaux partout et les fans sautaient sur place sans arrêt.

Comment Arsenal était vu à Bolton ?

Arsenal était toujours l’équipe que Bolton avait l’habitude de poser des problèmes, surtout quand Big Sam y était. Tu avais l’habitude d’aller au stade et tu savais qu’Arsenal allait avoir un match compliqué à jouer. Ce sont les premiers souvenirs que j’ai. J’y allais avec mon père et il pensait toujours que Bolton pouvait obtenir des points contre Arsenal. Quand je jouais à Bolton, j’avais l’habitude de créer une Fantasy Football Team et je prenais toujours Alexis Sanchez. Il était le joueur qui me donnait le plus de points. Comme il était classé comme milieu de terrain et qu’il marquait beaucoup de buts, il me rapportait beaucoup de points.

#Albin

 

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