Et à la fin le grand perdant c’est… William Saliba

Depuis hier, William Saliba est au coeur des débats entre Arsenal et Saint-Etienne. Au centre de la polémique, l’extension de son prêt d’un mois pour la finale de Coupe de France face au PSG qui doit se dérouler le 24 juillet prochain. Le défenseur français n’y participera donc pas, après des négociations qui ont viré à une bataille de com’ via communiqués interposés. Résumé de la situation.

L’histoire commençait pourtant bien. Mikel Arteta, en conférence de presse par visio-conférence avant le match face à Norwich, confirme que des discussions sont en cours entre Saint-Etienne et Arsenal. Les deux clubs seraient même parvenus à un accord pour que le jeune français reste avec les stéphanois jusqu’à la finale de la Coupe de France.

Le prêt initial de William Saliba devait en effet se terminer le 30 juin. Il était donc nécessaire pour les deux clubs de discuter pour une éventuelle prolongation du prêt d’un mois supplémentaire. Mais coup de tonnerre dans la nuit de mardi à mercredi, l’ASSE publie un communiqué lunaire pour expliquer que William Saliba est “privé de finale par Arsenal”. Sainté ajoute qu’un accord n’a pas pu être trouvé car ” le club anglais impose des conditions sportives et financières absolument inacceptables.”

Un communiqué publié à 23h40 sur le site officiel du club. Un timing parfaitement huilé pour faire passer Arsenal pour le grand méchant club anglais dans l’histoire. Un timing pour laisser les supporters stéphanois déverser leur haine à l’encontre d’Arsenal sur les réseaux sociaux. Or, ce communiqué ne dévoile rien de précis sur ces fameuses conditions sportives et financières. Le flou total… Un peu facile.

On apprend également que le transfert initial de Saliba (£25 millions de livres) était sujet à des bonus selon un nombre d’apparitions. Concernant son prêt à Saint Étienne, Arsenal aurait dû payer une prime de 2,5M€ à Saint Étienne pour qu’il puisse jouer la finale de Coupe de France. Comme nous l’avons expliqué sur Twitter, ce bonus s’appliquait si Saliba débutait 17 matchs. Il a été titulaire 16 fois, plus un remplacement à la 89e contre Nîmes…La majorité de cette prime devait être dûe au 30 juin si les objectifs étaient atteints.

En acceptant de prolonger le prêt Arsenal allait devoir payer. Ce qui revient à payer 2,5 millions d’euros pour laisser son joueur disputer un seul match pour un autre club avec un risque de blessure. Arsenal n’a pas voulu. Prêt terminé. Pour Saint-Étienne, ils peuvent considérer que 16 titularisations plus une entrée en jeu suffisent à atteindre les 17 matchs et donc débloquer la prime. Arsenal considère que cela devait être 17 titularisations.

Ce matin, nouveau rebondissement. Arsenal y va de son communiqué. Une réponse claire, nette et précise de la part de l’institution. En voici la traduction réalisée par nos soins :

Arsenal était donc prêt à laisser Saliba rester à Saint-Etienne pour disputer la finale de la Coupe de France et payer les 2,5 millions d’euros de bonus. A condition que les stéphanois respectent le protocole médical de reprise concocté par le staff d’Arsenal. Le club semble donc avoir tout mis en place pour que le jeune français puisse terminer sa carrière stéphanoise avec une finale face au PSG, ce qui semblait intéressant sportivement pour les deux clubs et pour le joueur, formé à Sainté.

Malheureusement pour lui, Saint-Etienne n’a pas respecté ces conditions et Arsenal n’a pas voulu prendre de risque avec la santé de son joueur, sur qui repose de gros espoirs pour la saison prochaine.

Le seul grand perdant de cette bataille au final reste le joueur lui-même. William Saliba se retrouve au centre d’une passe-d’armes juridique et extra-sportive entre son club formateur et son futur club. Ce qui n’est pas la situation la plus idéale pour partir d’un club et arriver dans un autre.

#Albin

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