La lente agonie se poursuit

Après l’humiliation subie en finale de la League Cup dimanche, Arsenal retrouvait ce jeudi City pour le compte de la Premier League. Si il n’y avait pas grand chose à espérer d’un point de vue comptable, on s’attendait au moins à voir une réaction d’orgueil de la part des hommes d’Arsène Wenger, une révolte pour enclencher une dynamique positive avant l’Europa League… Il n’en a rien été.

La composition avait déjà de quoi surprendre : Xhaka et Mustafi toujours titulaires en dépit de leurs trop nombreuses performances cataclysmiques cette saison, Welbeck titulaire… Il faut dire que les absents commencent à s’empiler du côté du nord de Londres, ce qui n’arrange rien. Mais malgré ce onze qui ne présageait rien de bon, il faut bien avouer qu’Arsenal a réussi un bon début de match. Face à un adversaire assez passif, les Gunners parviennent à se trouver et à tenir le ballon, et se procurent même quelques petites occasions, notamment cette frappe de Mkhitaryan puissante mais trop lisible pour Ederson à la treizième minute.

Malheureusement, on a bien senti que malgré cette entame relativement positive tout l’édifice Wengerien était encore des plus fragiles. Et dès la première accélération adverse, ça craque : au quart d’heure de jeu, Leroy Sané est servi sur son côté gauche et passe en revue la moitié d’une défense bien apathique avant de décaler Bernardo Silva. Le Portugais n’est pas attaqué et prend tout son temps pour se mettre sur son pied gauche et envoyer un amour de ballon dans la lucarne opposée de Čech, et dès sa première accélération City fait mouche (1-0, 15ème).

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Comme dimanche, Arsenal se fait cueillir très tôt dans la partie, mais contrairement à dimanche, ce but a le mérite de secouer (un peu) les joueurs. Arsenal enchaîne plusieurs opportunités, d’abord sur un coup franc vicieux de Xhaka bien boxé par Ederson (20ème), puis sur une action construite initiée par Mkhitaryan sur laquelle Bellerín retrouve un Ramsey isolé en retrait : le Gallois enchaîne alors une frappe puissante, mais Ederson se détend une nouvelle fois très bien (23ème).

Ce vent de révolte se termine malheureusement aussi vite qu’il n’est apparu, et City reprend les commandes facilement : sur une action encore une fois initiée par Sané, Agüero est trouvé en pivot et décale David Silva dans le dos de la défense. L’Espagnol gagne son duel avec Čech et double la mise (28ème).

Ce match ressemble à un entraînement pour City, qui joue à sa main, accélérant le rythme à leur guise. Les Skyblues décident de plier la partie avant la mi-temps, et sur une action initiée par une sortie de balle de grande classe, Agüero élimine facilement Koscielny avant de décaler De Bruyne sur sa gauche. Le Belge retrouve Walker, qui lui même centre pour un Sané laissé bien seul dans la surface. L’Allemand se défait facilement du marquage (pléonasme) de Bellerín pour conclure à bout portant : 3-0 pour City, et nous ne jouons la 33ème minute.

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Les Skyblues s’amusent et passent même tout près du 4-0, mais Čech évite cette humiliation supplémentaire à la faveur d’un joli réflexe face à Agüero (39ème). La mi-temps se termine enfin, et le constat est amer : Arsenal vient d’encaisser trois buts à domicile en une mi-temps pour la première fois sous l’ère Arsène Wenger. Comme si ça ne suffisait pas, les joueurs ont clairement le mental dans les chaussettes, et l’adversaire du soir joue un excellent football, ce qui n’aide pas.

La seconde période commence comme a débuté la première : Arsenal a le ballon face à un City attentiste, qui se contente de gérer. Cette fois néanmoins, les Gunners vont obtenir une vraie bonne occasion : bien trouvé par Bellerín, Mkhitaryan est accroché dans la surface par Otamendi, et l’arbitre désigne le point de pénalty. Un coup de sifflet qui semble bien généreux, mais qu’à cela ne tienne ! Aubameyang s’élance pour le frapper et… Ederson plonge parfaitement sur sa gauche pour garder sa cage inviolée (52ème). Quand on vous dit que rien ne va.

La suite de ce match sera des plus ennuyeuses. Entre un Arsenal incapable d’inquiéter son adversaire et un City en gestion qui ne cherche rien d’autre que conserver ce score sans se fatiguer, autant vous dire qu’il ne s’est rien passé de bien excitant. Le public, déjà bien peu nombreux (la faute à des conditions climatiques particulières) le comprend bien et quitte le stade avant la fin. Ce match se termine de la plus triste des façons et marque une troisième défaite consécutive pour Arsenal.

On dira sans doute que ce match était celui de trop pour Arsène Wenger. Quand on voit l’absence de révolte de ses hommes, qui avaient pourtant une occasion d’au moins faire bonne figure devant leur public, difficile de penser autre chose. Mais souvenez vous qu’à peine un an en arrière, la situation était très comparable. Arsenal avait enchaîné les défaites avant de se reprendre sur le tard pour « sauver » sa saison en allant gagner la FA Cup. Y aura-t-il un sursaut final cette fois-ci ? On peu légitimement en douter, même si on l’espère fortement en tant que supporters.

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Une chose ne fait plus de doute en revanche : malgré toute l’admiration et tout le respect que j’ai et que j’aurais toujours pour Arsène Wenger, sa méthode ne marche plus à Arsenal. Ses joueurs ne sont plus réceptifs, et lui même semble avoir bien du mal à se renouveler. Une séparation semble plus que jamais nécessaire.

#COYG

#AntoineL

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