L’histoire se répète: Arsenal peut déjà dire adieu à la ligue des champions !

  Le retour de la ligue des champions constituait pour tout supporter des Gunners un nouvel espoir et une manière de se changer les idées après des dernières semaines difficiles en particulier en Premier League.
Au coup d’envoi, il n’était donc pas interdit de rêver à une qualification face au Bayern Munich, qui a déjà par deux fois été le bourreau d’Arsenal à ce stade de la compétition.
Arsène Wenger alignait un onze classique – et décevant pour nombre de supporters qui attendaient Welbeck par exemple – ou la seule incertitude résidait sur la position d’Oxlade-Chamberlain, à savoir si celui-ci occuperait l’aile ou le milieu de terrain. Sans doute afin de ne pas « perturber » Özil, Oxlade se positionnait finalement sur le côté et laissait le milieu de terrain à Xhaka et Coquelin, qui avaient donc la lourde tache de rivaliser avec le milieu bavarois composé de Vidal, Xabi Alonso et Thiago Alcantara.

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1ère mi-temps:

  Très tôt le Bayern monopolise le ballon et les Gunners n’ont que très peu la possibilité de se montrer dangereux. Robben ouvre d’ailleurs le score dès la 11ème minute sur ce que chacun s’accord à appeler sa « sépciale » bien que cette fois la frappe soit peut-être un peu plus lointaine que d’habitude. Pour autant, le but est splendide et Ospina ne peut rien faire. Le Bayern mène déjà 1-0 et l’on se demande si les Gunners vont être capables de revenir. Pourtant, si la domination bavaroise se poursuit, les hommes d’Arsène Wenger parviennent à se montrer un peu plus dangereux, tout d’’abord par Özil sur un coup franc que Neuer n’arrive pas à capter parfaitement (27ème), puis sur corner. En effet, sur un second ballon dans la continuité d’un corner, Lewandowski, en voulant dégager, n’attrape pas le ballon mais seulement le pied de Koscielny, qui se jette et obtient un penalty que certains qualifieront de généreux mais qui est surtout du au manque de vigilance de l’attaquant polonais.
Alexis transforme non sans mal: son tir est d’abord repoussé par Neuer, Alexis loupe ensuite sa reprise mais le ballon lui revient une nouvelle fois et après un contrôle de la poitrine, il parvient enfin à égaliser (1-1, 29ème). Ça sent le bon coup pour les Londoniens puisque la première mi-temps s’achève sur ce score. Ce premier acte est d’ailleurs finalement assez rassurant pour les Gunners qui ne sont pas inquiétés outre mesure et qui arrivent même à se procurer des occasions, notamment via Xhaka sur une reprise directement sur Neuer suite à un contre bien mené (41ème) puis par Özil dans le temps additionnel (45ème+1).

         2ème mi-temps:

  Au retour des vestiaires, on en vient même à se montrer optimistes et à espérer que le score en reste là, voire même que les Gunners profitent des velléités offensives des Munichois pour inscrire un second but. Malheureusement, rien ne va aller dans ce sens puisque dès la 52ème minute, Lewandowski redonne l’avantage au Bayern sur une superbe tête suite à un centre du capitaine bavarois Philip Lahm.
Ce but intervient quelques minutes seulement après la sortie de Koscielny, capitaine des Gunners, après ce qui ressemble à une contracture. Remplacé par Gabriel, le défenseur central français va cruellement manquer à la défense qui va, après le but du 2-1, complètement prendre l’eau.

  En effet, quatre minutes seulement après son but, Lewandowski sert parfaitement Thiago d’une magnifique talonnage. L’international espagnol se retrouve face à Ospina et ne tremble pas pour inscrire le but du break mais aussi le but qui assomme les Gunners qui jusque-là accrochaient un résultat encourageant pour le retour dans trois semaines.
Après ce troisième but, les joueurs du Bayern continuent de pousser face à des Gunners apathiques, sans réaction, et en somme très inquiétants. Ils mettent une pression folle sur le but d’Ospina si bien qu’ils ne tardent pas à inscrire un quatrième but. Il intervient suite à cinq minutes au cours desquelles les Gunners prennent un bouillon incroyable. Finalement, à la 62ème, Thiago frappe à l’entrée de la surface et après un contre malheureux de Xhaka, le ballon entre et le score est porté à 4-1. L’heure de jeu est à peine passée et déjà on sent le scénario des dernières années se répéter, ce même scénario où les Gunners sombrent dès le match aller et perdent tout espoir ou presque de se qualifier pour le tour suivant (voir photo ci-dessous).
Malgré les entrées en jeu de Walcott à la place d’Iwobi puis de Giroud à la place de Coquelin, on n’observe pas de réaction digne de ce nom. Özil est fantomatique et ne se bat pas. À la 70ème, il n’en est qu’à 30 ballons touchés, un nombre dérisoire pour un joueur à son poste.

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  Les Gunners ont donc semble-t-il perdu tout espoir et attendent la fin du match. Il n’en est malheureusement pas de même du côté des Munichois, qui ne se gênent pas pour ajouter un cinquième but dans ce qui ressemble de plus en plus à une humiliation. C’est Müller, tout juste entré en jeu, qui se charge de marquer ce dernier but (89ème) à la suite d’une perte de balle d’Oxlade aux abords de sa propre surface, une action qui rappellera à certains la perte de balle de ce même joueur au même stade de la compétition il y a deux ans face à Monaco pour le but du 3-1à l’Emirates.

   La rencontre s’achève donc sur ce score qui traduit à merveille la physionomie du match. Une équipe d’Arsenal sans caractère s’incline face à un Bayern impressionnant en seconde période et surtout capable de mettre l’intensité requise dans un tel match. Au delà du score, c’est la performance des joueurs d’Arsène Wenger qui inquiète. L’histoire ne cesse de se répéter et l’on se demande comment désormais éviter de grands changements. Il est peut-être trop tôt pour se prononcer, mais il semble ce soir difficile d’imaginer Arsène Wenger s’obstiner à la tête d’un effectif qui ne semble plus capable de se sublimer et qui ne semble pas non plus capable de voir en son manager le conquérant qu’il était naguère.

   En attendant la potentielle révolution de l’été, il y a encore une saison à terminer et une place parmi les quatre premiers à aller chercher. Quant aux titres, il faudra – de nouveau – se contenter de regarder vers la FA Cup.

         #AntoineP

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