Mais où est donc passé Reiss Nelson ?

Attendu comme la prochaine pépite des Gunners, capable devenir LE titulaire indiscutable sur l’aile gauche, Reiss Nelson fait partie de ces joueurs qui déçoivent depuis le début de la saison. Utilisé par Unai Emery lors des premières rencontres, le jeune anglais n’a pas su saisir sa chance. Depuis, soit il n’est même pas sur la feuille, soit il chauffe le banc. Il a cependant fait son retour comme titulaire contre Liège en Europa League. Pour une performance en demi-teinte.

Formé au club, Reiss a évolué sous les couleurs d’Arsenal dans toutes les catégories de jeunes. C’est surtout chez les U23, sous les ordres de Steve Gatting qu’il s’est révélé. Lors de la saison 2016/2017, il inscrit 6 buts et délivre 6 passes décisives en 16 titularisations. Des statistiques intéressantes qui découle d’un talent évident. Utilisé principalement comme ailier droit, c’est en tant que milieu offensif qu’il a su se montrer le plus intéressant. Ainsi, il parvient à confirmer la saison suivante en inscrivant 9 réalisations et deux passes décisives en seulement 11 titularisations. Ses prestations et cette régularité lui permet d’obtenir ses premières minutes chez les professionnels. Arsène Wenger le lance un gros quart d’heure en championnat contre Crystal Palace à l’Emirates (victoire 4-1) le 20/01/2018. Nelson devient rapidement le chouchou de la fanbase, considéré comme l’un des meilleurs talents du centre de formation.

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Cependant, le club décide de le prêter la saison suivante en Bundesliga, plus particulièrement à Hoffenheim sous les directives de Julian Nagelsmann.

Sur les traces de Jadon Sancho

Reiss Nelson, meilleur ami d’enfance de Jadon Sancho avait sans doute l’espoir de connaître la même réussite en Allemagne que son ancien coéquipier en sélection jeune anglaise. Ce ne fut pas réellement le cas. Pendant que d’une part, l’un explose les compteurs sur le front de l’attaque du Borussia Dortmund, l’autre a du mal à s’imposer.

La saison de notre baby Gunner doit être divisée en deux périodes distinctes. Ses premiers mois étant très encourageants, difficile d’en dire autant pour sa deuxième partie de saison et les blessures en sont certainement responsables.

Inscrit seulement 5 fois dans le XI de son entraîneur, c’est surtout en tant que supersub que Reiss Nelson a pu se montrer. Utilisé en grande partie sur le flanc droit ou en tant que milieu offensif, le nouveau numéro 9 du club allemand inscrit 7 buts en 27 rencontres dont certains décisifs pour son équipe. Il est élu meilleur jeune du championnat du mois d’octobre en plus d’être nominé parmi les plus beaux buts inscrit sur le mois. C’est de loin le meilleur niveau qu’il ait affiché dans sa carrière professionnelle.

En revanche, le reste de sa saison est plus contrasté. Nelson doit faire face à une rude concurrence et se contente de grappiller des minutes, sans forcément réussir à se montrer très décisif. Son mois d’octobre flamboyant paraît lointain, sans compter les petites douleurs à la cuisse ou au dos qui se répètent.

Après cette saison en dent de scie, l’enchaînement des matchs à haut niveau et notamment en Ligue des Champions, l’ailier anglais a accumulé de l’expérience et de la confiance. L’Anglais n’a jamais caché son envie de s’imposer chez son club formateur. Si bien qu’une bonne partie des supporters londoniens voient en lui un ailier capable dès cette saison de s’imposer comme titulaire.

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Son retour à Londres

Son histoire cette saison avait tout pour être belle. C’était sans compter le naufrage collectif actuel du club et sa gestion par Unai Emery.

Titulaire lors deux premières journées de championnat, Reiss Nelson (qui porte désormais le numéro 24) n’affiche pas un niveau resplendissant. Très volontaire et percutant sur son coté, il reste tout de même trop frêle physiquement et pas suffisamment décisif. Des performances qui ne suffisent pas face à la rude concurrence du club dans le secteur offensif. L’arrivée de Nicolas Pépé est logiquement une difficulté supplémentaire pour lui dans l’optique de s’imposer sur un couloir. Le duo Lacazette-Aubameyang implanté, le recrutement de Gabriel Martinelli (qui réalise d’excellentes performances en équipe A) ou encore la belle surprise Bukayo Saka l’obligent à devoir gagner des points à chacune de ses apparitions. Il se blesse lors de la 8e journée (1-1 à Old Trafford) et est donc écarté des terrains pendant un mois entier.

Freddie Ljungberg, l’homme de la situation ?

Emery licencié, c’est désormais Freddie Ljungberg aux commandes de l’équipe A. Connu pour son rapport spécial avec les jeunes du club, il apparait comme l’élément déclencheur de la saison de Nelson. Il a effectué ce jeudi, son retour en Première League dans les dernières minutes lors du match au London Stadium (victoire 1-3 face à West Ham). Il a également enchaîné avec une titularisation en Europa League contre le Standard de Liège. Un match sur l’aile gauche où il n’a beaucoup tenté sans avoir énormément de réussite. Des imprécisions techniques qui peuvent s’expliquer par son manque de rythme.

Désormais Nelson compte profiter de la confiance de son entraîneur. La hiérarchie au sein des attaquants n’étant absolument pas établie, il a toute ses chances pour s’épanouir et se creuser une place importante dans l’effectif des Gunners.

#BenjaminD

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