Un indigeste Arsenal.

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Le Boss, amer après le match nul de son équipe (1-1) à Leicester cet après-midi.

Se déplaçant à Leicester, fraichement promu cette année, les Gunners auraient pu mettre un point d’orgue à leur semaine, durant laquelle ces derniers obtinrent à l’arraché une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions face au Besiktas Istanbul. Au lieu de ça, les hommes de Wenger offrirent un bien maigre spectacle, devant uniquement leur salut et le point du nul à Alexis Sanchez, une nouvelle fois auteur d’un bon match.

La tension était à son paroxysme cette dernière semaine du côté de l’Emirates Stadium, malgré une énième qualification en C1 mercredi soir. En effet, entre l’annonce de l’indisponibilité d’Olivier Giroud, sur la touche jusqu’à fin 2014, et les réticences irritantes d’Arsène Wenger a vouloir se renforcer comme le club le devrait, la fronde avait de quoi gronder. Les Gunners avaient donc la possibilité de respirer une bonne fois pour toute ce dimanche avant la trêve internationale et la réception de City le 13 septembre.
Comme depuis le début de saison, Arsène Wenger reconduit son 4-1-4-1 avec cette fois-ci Wilshere sur le banc et Alexis Sanchez repositionné sur le côté gauche, Yaya Sanogo occupant donc la pointe de l’attaque. Très rapidement, les Gunners se trouvent bien grâce à la présence des quatre milieux et aux montées généreuses des latéraux. Cazorla et Ramsey combinent bien, tentent leurs chances (5’ et 11’) mais face à un bloc bien en place, Arsenal reste stérile.
Ce début de match frustrant le devient encore plus lorsque Laurent Koscielny se retrouve contraint de sortir se faire soigner hors du terrain après un violent choc à la tête lors d’un duel (12’). Les hommes de Wenger, jouant à dix pendant quelques minutes, et laissant ainsi planer le doute quant à un éventuel changement, peinent à trouver de la verticalité et devront finalement s’en remettre à l’homme en forme du moment, Alexis Sanchez, pour reprendre une frappe repoussé de Yaya Sanogo et donc ouvrir le score au King Power Stadium (20’). Alors que le plus dur semble être fait, Arsenal va très rapidement payer le retour de Koscielny sur le terrain quelques minutes plus tôt au terme d’un contre rondement mené par les Renards. Le défenseur central jauge très mal la course d’Ulloa dans son dos et ce dernier vient crucifier Szczesny d’une tête à bout portant (22’).
Piqués au vif, Sanchez et ses coéquipiers commencent alors à mettre un peu plus de rythme et enchainent les combinaisons. Mais ces derniers se heurtent toujours aux mêmes problèmes, ne mettant que très rarement Sanogo dans une bonne position, et s’exposant très facilement à des contres en raison de la nouvelle tactique de Wenger qui laisse un gouffre entre la ligne de quatre et Flamini lors des phases offensives. Devant, l’ancien auxerrois manque de lucidité, s’évertuant à frapper au but dès lors qu’il se retrouve dans les seize mètres, provocant ainsi les « sign a fucking stricker » dans les tribunes à la fin du match.

Özil invisible.

Utilisé sur une aile avec la Maanschaft lors de la Coupe du Monde, le milieu allemand, une nouvelle fois positionné à gauche par Wenger, est totalement passé au travers de son match. Pas vraiment une surprise quand on connait les qualité du meneur de jeu. Ce dernier ratait ses passes, ne prenait pas les espaces, et surtout ne pouvait s’offrir la visibilité totale du front de l’attaque. Très loin de Sanchez, seul joueur capable de prendre les espaces, Ôzil s’est retrouvé comme englué sur l’aile, subissant le bricolage de son entraineur. Malgré le fait que Cazorla soit très séduisant dans ce nouveau rôle de meneur, y retrouver l’ancien madrilène aurait été d’autant plus intéressant que les mouvements et l’activité de Ramsey autour de lui aurait pu lui laisser encore plus de liberté. Logiquement, il n’est dans aucun des bons coups, et pénalise l’équipe lors des phases défensives, au court desquelles il peinent énormément.
Au retour des vestiaires, ce n’est pas beaucoup mieux qu’en première période, les Gunners vendangeant leurs grosses occasions, à l’image de la frappe de Cazorla dans le petit filet (49’), et de l’opportunité qu’a eu Ramsey de remiser pour Sanogo seul devant le but suite à une belle louche du même Cazorla (55’). Défensivement, les hommes de Wenger montrent de nouveau leurs limites. Flamini court dans tous les sens sans jamais être un bon endroit, Mertesacker ne pouvant compenser de par sa lenteur, et Chambers, rentré à la place de Koscielny en première période, se jetant à droite et à gauche sans retenue, et offrant ainsi l’occasion à Ulloa de doubler la mise, si ce dernier n’avait pas échoué seul face à Szczesny (51’). Au fur et à mesure que vont défiler les minutes, Arsenal va lever le pied, comme résigné, ou fatigué, ou voire même les deux à la fois après cette dure semaine. Les changements tardifs n’y changeront rien, Chamberlain ne trouvant aucune solution malgré sa bonne volonté, et Lukas Podolski visiblement effrayé à l’idée de mettre ne serait-ce qu’un orteil dans la surface de réparation des Renards.

Arsène Wenger et ses joueurs repartent donc du King Power Stadium avec un nouveau point au terme de quatre-vingt-dix minutes pénibles. Comme face à Everton le week-end dernier, ces derniers peuvent s’estimer heureux du résultat au vu de leur prestation. Si l’entraineur français semblait jusqu’à maintenant rester sourd aux besoins quantitatif et qualitatif de l’effectif, la rendement de ses hommes aujourd’hui sera, espérons le, un déclic à trente heures de la fin du mercato, et à treize jours d’un choc crucial contre City à l’Emirates.

Statistiques du match:

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Les notes de la rédaction:

Szczesny (5) : Woj a pris un pion sur la première occasion. Mais il n’y a pas pu grand chose. Il a sauvé l’équipe d’une situation délicate en fin de match d’une belle horizontale.

Debuchy (5) : Debuchy a été mis en difficulté sur le but. Hormis ça, il a tenté de bien apporter dans son couloir et géré les offensives adverses. Il n’est pas encore au top physiquement.

Chambers (5) : Remplaçant au pied levé d’un Koscielny blessé à la demi-heure de jeu, Chambers a été un peu naïf sur quelques actions. Il s’est montré plus rassurant au fil du match.

Mertesacker (5,5) : Merte a été l’un des seuls à faire preuve d’assurance en défense, en enlevant quelques situations chaudes. Son association avec Chambers est moins rassurante que celle avec koko malgré tout.

Monreal (6) : Nacho a fait son match. Il a parfaitement géré son couloir et a apporté offensivement quand il le pouvait. Son association avec Sanchez sur l’aile gauche a bien fonctionné.

Flamini (5) : Agressif, Flamini a une nouvelle fois découpé du petit bois dans le rond central. On le sent néanmoins limité techniquement ce qui ne l’encourage pas à participer au jeu.

Ramsey (5) : Un match difficile pour le joueur de la saison dernière. Aaron n’a pas été aussi percutant ni inspiré que d’habitudes. Des passes simples ont été ratées, ce qui n’est pas son habitude.

Özil (4) : Nonchalant, pas prêt physiquement, pas à son poste. Voici le constat que l’on peut faire sur Mezut aujourd’hui. Il aurait sans doute été plus intéressant de mettre plus de percussion sur l’aile (Oxlade ou Campbell par exemple).

Cazorla (6,5) : Constamment à la recherche de mettre son coéquipier dans la meilleur situation, Santi a pris le jeu à son compte. Ses merveilles de passes lobées auraient du permettre de marquer plus d’un but.

Sanchez (6,5) : Très actif sur son côté gauche, on le sent monter en puissance. Il a par ailleurs été très bon dans le repli défensif. Il peut être le grand joueur que l’on attend cette saison.

Sanogo (4) : Contrôler la balle et la conserver, c’est bien, en faire quelque chose d’intéressant c’est mieux. Sanogo a manqué de justesse dans ses occasions, et il serait nécessaire de recruter un remplaçant à Giroud, car ce serait très léger de ne jouer qu’avec Sanogo en pointe..

 

Dim, Ben, et Anto

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