Mardi soir, les Gunners retrouvent la League Cup, après une douloureuse épopée 2025-2026. Mikel Arteta va-t-il repartir le couteau entre les dents pour enfin remporter cette compétition qui nous fait défaut ? Ou va-t-il faire tourner à plein régime afin de préserver les organismes ? Sûrement un peu des deux : on connaît la compétitivité du technicien basque.
Lors de l’édition précédente, Arsenal était allé jusqu’en finale, avant de céder face à Manchester City. Pour atteindre ce stade, les Londoniens s’étaient défaits de Port Vale, Brighton, Crystal Palace aux tirs au but, puis de Chelsea en deux manches. Dès l’entrée en lice, Arteta avait complètement remodelé son onze par rapport à celui aligné quelques jours plus tôt en Premier League. Seuls Saliba et Merino avaient été reconduits.
Cette Carabao Cup restera finalement le dernier trophée remporté par Pep Guardiola à la tête des Skyblues. Ces derniers s’étaient facilement imposés face aux Gunners (2-0), faisant planer un nuage sombre et soulevant de nombreuses interrogations sur la suite de notre saison. Malgré un statut bien inférieur à sa grande sœur, la FA Cup, la League Cup restait une occasion de décrocher rapidement un trophée et d’emmagasiner de la confiance pour la suite de la saison. C’était sans compter sur l’altruisme de Nico O’Reilly et une prestation plus que moyenne de Kepa et de ses coéquipiers.

Mais voilà, six mois plus tard, Arsenal aborde cette compétition avec un tout autre statut : celui de champion d’Angleterre. Après un début de saison idyllique, la confiance est au rendez-vous. Tout n’est pas parfait, mais, comptablement, c’est un sans-faute. Les Gunners trônent en tête du championnat et enchaînent les résultats à l’extérieur. On s’enthousiasme pour certaines performances, on se mouille la nuque pour d’autres : à ce stade, seule la qualification compte.
🔀 Martin’s movement
— Arsenal (@Arsenal) September 14, 2026
🧱 Standing tall
🧤 Raya’s reactions
How we claimed all three points in Sunderland 👇
Mardi soir, on espère surtout qu’Arteta offrira de précieuses minutes à certains joueurs en cruel manque de temps de jeu. Viktor Gyökeres est en tête de nos préoccupations. Titulaire en Ligue des Champions la semaine dernière, il ne cumule pourtant que 12 petites minutes en Premier League. Certes, ce que l’on a vu jusqu’ici n’est pas franchement alléchant, mais Arteta ne peut pas se reposer uniquement sur Kai Havertz. L’Allemand réalise un très bon début de saison, mais on connaît sa fragilité. On aimerait également voir Madueke, Eze et Zubimendi davantage à l’œuvre. Dans les cages, Kepa devrait retrouver sa place de titulaire pour lancer cette campagne.
En face, les Tractor Boys, emmenés par Gary O’Neil (Bournemouth, Wolverhampton, Strasbourg), font leur retour dans l’élite anglaise après un rapide passage en Championship. Après quatre journées, ils occupent une encourageante 9ème place avec six points, affichant un bilan de deux victoires et deux défaites. Ipswich a débuté par un succès contre Sunderland, avant de s’incliner face à Manchester United et Liverpool, puis de rebondir grâce à un but de Zian Flemming à la 90ème minute contre Crystal Palace (3-2).
Porté par un recrutement estival ambitieux de 150 millions de livres, le club s’est renforcé avec des joueurs comme Emersonn, Enciso, Fatawu et le défenseur Issa Diop. Si l’attaque semble affûtée, la priorité reste de stabiliser une défense qui concède en moyenne 2,5 buts par match. Ipswich s’est qualifié pour le troisième tour de League Cup en éliminant Leicester (3-1). La dernière confrontation entre les deux clubs remonte au printemps 2025, lorsque les Gunners s’étaient facilement imposés 4-0 à Portman Road.

Rien de tel qu’un petit trip en milieu de semaine dans le Suffolk pour se remettre les idées en place. Malgré les velléités de rotation, Arteta se doit de coucher sur le papier une équipe capable de remporter ce match. On le sait, Arsenal possède l’une des plus belles profondeurs de banc d’Europe, mais la somme des individualités n’est pas toujours synonyme de succès. Pour assurer la victoire, il faudra donc aligner quelques pièces maîtresses afin de permettre à la machine de continuer à dérouler. À bon entendeur : Come On You Gunners !




