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Bayern vs Arsenal : un choc européen déjà décisif ?

Dans le cadre de cette troisième journée de Ligue des Champions, nos Gunners se déplacent chez un concurrent direct pour le trophée européen : le Bayern Munich. Ce premier choc pour les hommes d’Arteta est un véritable test pour s’affirmer sur la scène européenne. Faisons le point sur l’état de forme des deux équipes.

Bayern Munich : un mastodonte aux pieds d’argile

Le Bayern Munich réalise un début de saison spectaculaire sur le plan offensif. L’équipe sort d’une démonstration de force en Bundesliga contre le RB Leipzig (6-1), illustrant toute sa capacité à étouffer ses adversaires sous des vagues d’attaques incessantes. Cependant, tout n’est pas parfait. Le récent match nul en Ligue des Champions face aux ogres Norvégiens du Viking FK (3-3) a remis en lumière ses faiblesses récurrentes. Le Bayern souffre sur les transitions défensives, parfois mal négociées lorsqu’il subit une perte de balle haute.

L’animation offensive repose sur un trio de galactiques : Harry Kane, Michael Olise et Luis Díaz (auteur d’un triplé contre Leipzig). Toutefois, le Français ne sera pas de la partie, suite à sa suspension lors du dernier match européen. Même sans Olise, l’attaque du Bayern est un véritable test pour la défense des Gunners.

Enfin, les Bavarois vont chercher à imposer un pressing haut d’entrée à l’Allianz Arena pour asphyxier Arsenal, proposer de la vitesse sur les ailes et s’appuyer sur la qualité d’appui-remise d’Harry Kane. Un style qui a déjà porté ses fruits il y a plusieurs saisons face à nos mêmes Gunners.

Arsenal : le pragmatisme à l’épreuve de l’Allianz Arena

Arsenal continue d’afficher une régularité impressionnante en enregistrant des victoires précieuses, comme son succès pragmatique 1-0 sur le terrain de Forest et sa victoire 3-0 contre Lille en C1. L’équipe fait toujours preuve de solidité défensive, mais peine à réellement imposer une tactique offensive dangereuse pour les défenses adverses.

C’est pourquoi il ne faut pas seulement se satisfaire du plan comptable. Oui, Arsenal est deuxième de PL et invaincu en C1, mais le jeu proposé ne peut guère nous satisfaire. Face à ce qui se fait de mieux en Europe, les hommes d’Arteta devront hausser leur niveau de jeu pour espérer ramener des points d’Allemagne.

En dehors de Saliba et Tzolis, les Gunners devraient être au complet. Hincapié est proche du retour et Timber semble apte à démarrer. La question est la suivante : faut-il maintenir la rotation opérée depuis le début de saison en C1 ? Au regard de l’adversaire du soir, Arteta devrait mettre son 11 type. Timber remplace White, Guimares remplace à nouveau MLS, Havertz remplace quant à lui, Gyokeres. Qu’en est-il du côté gauche ? Comme chaque saison, ce poste multiplie les prétendants, mais sans jamais convaincre. Le duel oppose ici Eze, un joueur clutch mais trop irrégulier et invisible ces derniers temps, à Madueke, une bombe à retardement qui explose le plus souvent dans les airs. Si les deux ont marqué la semaine passée, c’est Noni Madueke qui devrait prendre une longueur d’avance. Son profil dynamique et rapide sublime une attaque amorphe des Gunners.

Arsenal est-il capable de faire un coup à Munich ? Dire non serait malvenu. Arsenal possède la meilleure défense pour bloquer les attaques axiales. Si les Gunners parviennent à résister à la première demi-heure bavaroise, la capacité de projection de Madueke, la créativité d’Ødegaard ou l’intelligence d’Havertz, peuvent être précieuses pour exploiter les espaces béants laissés dans le dos de la défense du Bayern.

Comment Arteta peut-il libérer son équipe ?

Depuis plusieurs semaines, Arsenal s’appuie sur une structure très rigide. Si elle garantit une solidité défensive à toute épreuve, elle bride parfois le potentiel créatif de l’équipe, rendant le jeu prévisible et poussif. Face à une armada comme le Bayern, jouer dans une sorte de faux rythme pendant 90 minutes est peine perdue.

Les clés pour Arteta, afin de maximiser le potentiel de ses joueurs, existent. D’abord, au lieu de subir les transitions, Arteta doit instaurer un pressing très fort et très haut par séquences pour perturber la relance de la défense bavaroise. Ensuite, le Bayern monte très haut ses latéraux. En isolant Saka en un-contre-un à l’opposé ou en lançant des attaques verticales dès la récupération grâce à la qualité de passe de Rice et Ødegaard, Arsenal peut faire mal. Pour cela, il faut moins porter le ballon et proposer un jeu plus direct et instinctif. Les buts contre Lille servent d’exemple à ce sujet. Enfin, où sont passés les CPA ? Dans la mesure où les haters ne nous chambrent plus depuis le début de la saison, notre arme principale semble enraillée. Cela demeure une solution de choix dans des matchs difficiles et fermés.

Entre la foudre offensive bavaroise et le pragmatisme froid des Londoniens, ce choc européen ne se jouera pas seulement sur l’état intrinsèque des deux équipes, mais également sur la capacité de Mikel Arteta à libérer le potentiel créatif d’Arsenal pour faire le grand coup de la troisième journée de LDC et s’imposer comme le prétendant à la victoire finale.

Louis.T

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