Aubam, thanks for the memories but it’s time to go…

“Les histoires d’amour finissent mal, en général…” chantaient les Rita Mitsouko. Difficile de comprendre en effet comment la love story du Gabonais avec Arsenal a fini par ne plus faire rêver personne. De la FA Cup à la fin du capitanat, du Golden boot au départ libre, quelques mots pour te dire merci et bonne continuation.

Pierre-Emerick Aubameyang et sa FA Cup à Wembley. Photo by Icon Sport
Aubam sur le toit de la Premier league

Aubam arrive en janvier 2018 pour 63 millions d’euros soit le plus gros transfert de l’histoire du club. Il marque, dès sa première saison, 10 buts en 13 matchs, mais c’est dès la saison suivante qu’il explose en remportant le Golden Boot avec 22 buts (partagé avec Sadio Mané et Mohamed Salah). Malheureusement l’équipe ne se qualifie plus en C1 et perd en finale de C3 face à Chelsea en mai 2019.

Fin 2019, Granit Xhaka alors en froid avec le club se voit retirer le brassard de capitaine et Aubam récupère ainsi cette nouvelle responsabilité.

Alors que l’équipe ne semble pas en grande forme, c’est sur ses épaules que vont reposer nos principales réussites de la période avec la FA Cup remporté en 2020. Doublé en demi face à City et doublé en finale face à Chelsea, Aubam joue les superhéros en mode Black Panther.

L’attaquant Gabonais est ensuite fortement sollicité, Barcelone ou l’Inter tente des approches, mais finalement il prolonge en rouge et blanc à l’été 2020.  

Signer pour ce club si spécial n’a jamais fait de doute, a déclaré l’intéressé. C’est grâce à nos fans, mes coéquipiers, ma famille et tout le monde dans ce club que j’ai le sentiment d’être à ma place ici, chez moi. Je crois en Arsenal. Nous pouvons réaliser de grandes choses ensemble. Nous avons quelque chose d’excitant ici. Le meilleur est à venir.”

Une prolongation et puis plus grand-chose

Portée par une prolongation flamboyante, plus gros salaire du club, capitanat renouvelé et renforcé, les attentes restent très fortes. Et pourtant, malgré un Community Shield remporté face à Liverpool, le gabonais démarre l’année avec seulement 4 buts en 18 matchs dont 1 penalty.

Mi-janvier l’équipe est 15ᵉ, le constat est alarmant et c’est pareil en Europa League, où il ne fera trembler les filets qu’en phase de poule et en 16ᵉ de finale retour, mais ni en 8ᵉ, ni en quart, ni en demie où l’équipe sera éliminée.  

La saison suivante ne sera qu’une longue descente aux enfers pour Black Panther, qui finira progressivement par perdre ses pouvoirs et sa place de titulaire. Même s’il profitera de la nouvelle dynamique collective, ses performances individuelles sont encore trop légères pour son statut : 4 buts en 14 matchs en Premier League dont 3 contre des équipes de bas de tableau. 

Des écarts de comportements viennent encore plus ternir ses performances sportives et Arteta doit taper plusieurs fois du poing sur la table. La décision tombe finalement le 14 décembre où le brassard de capitaine lui est retiré, il ne jouera plus une seule minute avec le maillot d’Arsenal.

Aubam ne fait plus peur. By Icon Sport
Un départ “libre” dans des conditions douteuses

L’histoire se termine donc dans les bras d’une autre, même si le scénario semblait écrit d’avance tant le divorce du joueur et d’Arteta semblait fort. Une communication difficile, une situation à la CAN obscure et un voyage à Barcelone anticipé n’ont fait que renforcer la volonté d’un départ imminent. 

Pierre Emerick-Aubameyang s’est donc engagé libre avec le FC Barcelone après une rupture de son contrat net, puisque le board des Gunners ne souhaitait pas avoir à financer une partie de son salaire. Il s’engage avec les Blaugranas jusqu’à juin 2025 avec une clause de sortie possible en juin 2023.

Tu resteras pour autant un joueur qui a marqué notre club et au nom de toute l’équipe d’Arsenal French Club, on te dit simplement un grand merci !

Thomas # AFC