Y croire jusqu’au bout

Après la victoire de Manchester City au Tottenham Hotspur Stadium mardi soir, il est facile de tomber dans le fatalisme et de vouloir fermer la boutique jusqu’au mois d’aout. Mais ces mauvaises ondes n’aideront pas nos joueurs à terminer leur saison en beauté. Et surtout, ils ne méritent pas un tel pessimisme. Nous savons bien que nos chances sont minimes, 15.7% d’après Opta, mais mathématiquement, tout est encore possible. Il y a encore un infime espoir, profitons-en jusqu’à dimanche 19h, on fera le point après.

Effet domino raté

Trois matchs de PL se succédaient en trois jours. Trois matchs qui auraient pu nous mettre dans une position très confortable pour gagner le titre. L’enchainement avait très bien commencé, jusqu’à ce que l’on remette notre destin entre les mains des Spurs.

Le déplacement à Old Trafford dimanche n’avait pas, c’est sûr, le même impact que les grands chocs des années 2000. Les Gunners devaient prendre les trois points et c’est ce qu’ils ont fait. Le seul but de la rencontre a continué à améliorer les statistiques de Trossard et Havertz, mais il aura surtout mis en lumière les limites physiques et techniques d’un Casemiro usé. Le quintuple vainqueur de C1 était complètement à la traine sur son replacement. La faute à l’hécatombe de blessures qui touche United et a obligé Ten Hag à replacer le Brésilien en défense centrale.

La prestation d’Arsenal a été moyenne, mais Saliba a encore une fois livré une masterclass, qui a permis aux artificiers d’enregistrer leur deuxième victoire à Old Trafford depuis 2006 (en PL). La fin du match a mis en exergue le piteux état du Théâtre des rêves, qui fuyait de toutes parts sous un orage retentissant. C’était une triste métaphore avec l’état actuel du club.

Lundi, Aston Villa recevait un Liverpool sans grandes ambitions, à part peut-être celle d’offrir à Klopp un dernier déplacement victorieux. Les Reds devaient au moins réaliser un nul pour garder les Spurs dans la course à la C1. Dès la première minute, la grosse boulette d‘Emiliano Martinez mettait les Reds sur les bons rails.

Pour tout Français fan d’Arsenal, la relation avec l’Argentin est ambivalente. Il a su se montrer à la hauteur après la blessure de Bernd Leno en 2020 et a été un des grands artisans de notre victoire en FA Cup. Mais son piètre comportement lors de la dernière Coupe du monde nous reste toujours en travers de la gorge. Nous nous sommes donc bien évidemment réjoui de ce but gag. Les Scousers ont ensuite déroulé grâce à Gakpo et Quansah, avant de se faire une petite frayeur en fin de rencontre avec le doublé de Durán. Score final : 3-3. Parfait !

La journée de mardi fut étrange. Des fans d’Arsenal qui encouragent Tottenham. Des supporters des Spurs qui souhaitent la défaite de leur propre équipe. Bref, un beau bazar. À l’inverse de leur public, les hommes de big Ange se sont montrés à la hauteur du défi et voulaient à tout prix accrocher cette quatrième place synonyme de Champions League. Vicario, Sarr, et Betancur ont tout donné. Ils auront tenu 50 minutes avant que l’inévitable se produise par le biais du duo De Bruyne – Haaland.

Plus tard, Heung-min Son aura la balle de l’égalisation au bout du pied, mais c’était sans compter sur Ortega. Après le match, Postecoglu a rempli ses obligations médiatiques. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a moyennement apprécié le spectacle venu des tribunes et qu’il commence à se poser des questions sur la mentalité du club. Grace ou à cause de ce résultat, les Spurs sont maintenant à la portée de Chelsea, qui bénéficie d’une différence de buts supérieure.

Après ces quelques jours à haute intensité, Arsenal n’a rien à se reprocher. Arteta et ses joueurs vont devoir patienter jusqu’au dénouement final.

L’enfer du dimanche

Depuis la création de la Premier League, c’est la dixième fois que le championnat sera décidé lors de l’ultime journée. Bien entendu, les Skyblues sont des grands spécialistes du sujet, l’ayant remporté à quatre reprises de cette façon. Pour l’occasion, coup d’envoi à 17h pour tout le monde.

Les Cityzens accueilleront West Ham, et malheureusement, cela devrait être une formalité pour Kyle Walker et compagnie. Ils sont invaincus à domicile cette saison et ont concédé quatre matchs nuls. Le plus surprenant étant le 2-2 face aux Eagles de Roy Hodgson en décembre dernier. Kevin De Bruyne devrait être présent, bien qu’il soit sorti en cours de match face aux Spurs, après que Pape Matar Sarr lui ait un peu démolit le talon d’Achille. De son côté, Ederson va rater la rencontre, il s’est fracturé l’orbite suite à son choc avec Romero. Son énervement était palpable quand il a dû laisser sa place à Ortega. Pour le coup, Guardiola avait vu juste.

Si des Gooners attendaient une baisse de régime de City après la sortie de ces deux joueurs, ils ont dû être déçus. Ce sera le dernier match sur le banc des Hammers pour David Moyes. L’Écossais aura-t-il à cœur de partir sur une bonne note et d’ouvrir la route à un de ses protégés (Arteta a évolué sous ordres à Everton de 2005 à 2011) ?

Ironie du sort, c’est son ancien club que le coach basque retrouvera dimanche. Les Gunners auront le support d’un Emirates remplit à bloc, et peut-être même d’un treizième homme. La direction du club a invité Arsène Wenger et ses Invincibles, afin de fêter les vingt ans de leur exploit. Le titre de champion de 2004 reste le dernier obtenu par Arsenal et la présence d’Henry et de ses anciens co-équipiers devraient amener une énergie positive dans le vestiaire. La fête sera belle. Quoi qu’il se passe, Arteta et ses hommes auront marqué l’histoire du club, avec au minimum 27 victoires au compteur, un record !

La saison 2023-2024 touche à sa fin, et nos Gunners nous ont encore une fois régalé. Si cette année n’est pas la bonne, ça sera la prochaine. On reviendra encore, et encore, et encore. L’équipe est entre de bonnes mains. Comme du bon vin, elle se bonifie avec le temps. COYG !

#AFC

Jonathan


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