City remporte la Carabao Cup devant un Arsenal navrant

C’était jour de finale aujourd’hui pour Arsenal et ses supporters. Il ne s’agissait pas cette fois-ci de la FA Cup mais bien de la Carabao Cup, moins prestigieuse mais qui, dans le contexte actuel, vaut son pesant d’or. Arsenal et Arsène Wenger, qui n’avait encore jamais remporté cette compétition, retrouvait donc le Manchester City de Pep Guardiola pour remporter le premier trophée de 2018.

Au coup d’envoi, Arsène Wenger choisit de relancer la défense à trois (ou à cinq). C’est dans ce système que les Gunners l’avaient emporté contre City l’an dernier en demi de FA Cup, déjà à Wembley. Dans cette défense, on retrouve de gauche à droite Monreal, Koscielny, Mustafi, Chambers et Bellerin. Devant eux, Ramsey et Xhaka sont alignés tandis que la ligne d’attaque se compose de Wilshere, Özil et Aubameyang, puisque Mkhitaryan n’est pas éligible pour ce match.

Côté City, Guardiola choisit de mettre Danilo à gauche en raison de la suspension de Delph. Pour le reste, c’est du relativement classique avec notamment De Bruyne et Agüero, principales menaces côté Skyblues.

 

1ère mi-temps :

Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est City qui monopolise le ballon en début de match. Les Gunners restent très bas et attendent les contres. C’est une tactique qui est toute proche de payer dès la 8ème  minute : Wilshere remonte le ballon mais se heurte à la défense centrale des Citizens. Le second ballon revient sur Ramsey qui sert Özil en une touche. En superbe position sur la droite de la surface mais donc sur son mauvais pied, l’Allemand essaye de trouver Aubameyang devant le but, mais un tacle miraculeux de Walker empêche le Gabonais d’ouvrir le score. Quelle occasion !

Après cette occasion, la physionomie change et la possession s’équilibre, mais Arsenal va gâcher cette bonne entame bêtement. En effet, sur un six mètres de Bravo, le duel entre Mustafi et Agüero tourne à l’avantage de l’Argentin, qui est assez malin pour empêcher l’Allemand de sauter, si bien que ce simple dégagement se transforme en passe décisive pour Agüero qui ne se fait pas prier pour lober Ospina et ouvrir le score. De nouveau, il s’agit là d’un véritable cadeau de la défense des Gunners qui, comme souvent, se compliquent eux-mêmes la tâche.

Mustafi bof

Arsenal réagit par un coup-franc de Ramsey tiré en dessous du mur mais bien capté par Bravo. Les Gunners ne semblent pas être trop touchés par cette ouverture du score et ce sont même eux qui semblent avoir un petit ascendant dans le jeu. En revanche, Aubameyang demeure introuvable devant.

On ne peut pas en dire autant d’Agüero, qui est dangereux à chaque fois qu’il touche le ballon. Cette impression est renforcée par la fébrilité défensive côté Arsenal, que ce soit les errances de Mustafi ou les pertes de balles de Xhaka. Monreal quant à lui se blesse et doit céder sa place à Kolasinac.

Les deux équipes rentrent aux vestiaires sur ce score de 1-0 en faveur de City au terme d’une première période finalement assez étrange. Il est difficile de dire qui domine ou qui maîtrise la rencontre. Le plus frustrant, c’est que City mène alors que les hommes de Guardiola sont loin d’être aussi impressionnants qu’ils ont pu l’être cette saison. La seule vraie différence pour l’instant, c’est l’erreur de Mustafi qui conduit au but d’Agüero.

 

2ème mi-temps :

Cette impression étrange se confirme au retour des vestiaires puisque les vrais moments forts du match sont les ratés des défenseurs des Gunners ou celui de Bravo sur un long ballon de Bellerín. Arsenal n’est toujours pas serein en défense et va craquer de nouveau peu avant l’heure de jeu : sur un corner joué en retrait, Gündogan frappe du droit et son tir est repris au point de penalty par Kompany, qui prend Ospina à contre-pied pour faire le break. Le capitaine des Citizens, auteur d’un gros match, est félicité par tous ses coéquipiers pour ce but qui complique sérieusement la tâche des Gunners.

De bruyne agresse

Arsène Wenger veut faire entrer Welbeck pour changer la donne et revenir dans le match, mais les Citizens ne lui en laissent pas le temps et enfoncent les Gunners : sur une passe de Danilo dans la surface, David Silva laisse passer et, dans un angle fermé, croise sa frappe du gauche pour trouver le petit filet opposé. 3-0, trois buts inscrits par Agüero, Kompany et Silva, trois « historiques » de City, qui coulent Arsenal. Welbeck entre tout de même en jeu à la place de Chambers pour un retour à la défense à 4. Il reste 25 minutes et l’on se dit que ça pourrait être très long.

Cinq minutes plus tard, Arsène Wenger lance Alex Iwobi à la place de Ramsey, qui a raté son match. Pas autant que Xhaka, toujours aussi mauvais, et qui disputera pourtant les 90 minutes.

Le plus triste, c’est que City est bon mais ne force pas son talent. Guardiola et ses hommes n’ont pas besoin d’en faire plus pour disposer finalement assez facilement de cette triste équipe d’Arsenal. On sent des joueurs résignés et même humiliés lorsque les supporters de City enchainent les « olé » sur les passes des Skyblues mais aussi ensuite sur les passes des Gunners. Les supporters d’Arsenal n’y croient plus non plus et beaucoup d’entre eux quittent le stade alors même que les dix dernières minutes ne sont pas entamées.

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Les dernières minutes du match voient les Gunners tenter en vain d’inscire au moins un but. Il n’y a que très peu de rythme et tout le monde semble avoir compris que le trophée irait à City. La rencontre s’achève donc sur ce 3-0 en faveur de City, qui est cette saison trop fort pour Arsenal.

Vous l’aurez compris, c’est une bien triste après-midi pour les fans d’Arsenal. Il n’y a pas de honte à perdre face à City mais il faut au moins y croire et s’employer davantage. Aujourd’hui, les Gunners ont encore une fois montré qu’ils n’avaient que trop peu de caractère dans ce genre de rencontres. Arsenal ne remportera pas la Carabao Cup et l’Europa League constitue désormais le seul espoir de sauver la saison et d’aller en Ligue des Champions l’an prochain. Le top 4 est inaccessible pour cet Arsenal là et la FA Cup est déjà de l’histoire ancienne. Nous verrons lors des prochaines semaines, avec notamment le huitième de finale face à l’AC Milan, si Arsenal a les épaules pour se relever de cette saison pour l’instant catastrophique.

#AntoineP

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