L’été d’Arsenal en six dates

Cet article retrace en six dates clés l’été des Gunners, de la dernière journée de championnat de la saison 2011-2012 à la fin de la période des transfert. Chaque date détaille le contexte et les conséquences qu’elle a ou aura sur Arsenal.

  • Match de WBA : (13/05/2012)

Pour ce dernier match de la saison, Arsenal affrontait le 10ème du championnat, West Bromwich Albion, qui n’avait plus rien à jouer au classement. Arsenal devait, de son côté, impérativement remporter ce match afin de conserver sa 3ème place si précieuse. En effet, la saison passée, l’originalité était que l’avenir de la 4ème place, habituellement qualificative pour la Ligue des Champions, était en suspens en raison de la qualification de Chelsea pour la finale de la plus prestigieuse des coupes. 6ème avant la 38ème journée et à 4 points de la 4ème place, Chelsea n’avait plus que pour seul espoir de Champion’s League la saison prochaine, que de remporter sa première coupe d’Europe face au Bayern Munich. Conformément aux règlements de l’UEFA, une victoire de l’équipe londonienne leur assure d’être en Ligue des Champions la saison suivante et, étant donné que l’Angleterre dispose de quatre places qualificatives, la 4ème place reverserait le club ayant terminé la saison à cette position, non pas en Ligue des Champions mais eu Europa League. Les Gunners se devaient donc de gagner ce match pour ne pas voir leur avenir européen entre les mains des joueurs de Chelsea.

En plus de cet enjeu sportif, ce match fut le dernier match de Pat Rice sur le banc de touche. En effet, ce dernier a pris sa retraite à la fin de la saison 2011-2012, après plus de quarante années de bons et loyaux services à Arsenal. De quoi ajouter une touche d’émotion à ce match tellement important sportivement.

Pour en arriver là, à se battre pour la 3ème place, Arsenal a réalisé un printemps d’enfer en enchainant neuf victoires en dix matches et non des moindres. Tottenham, Newcastle, Liverpool et Everton ont, chacun leur tour, subit la loi des Gunners. Le club de Londres s’est même offert le luxe de battre le futur champion, Manchester City, lors de cette superbe série.

C’est durant ce printemps quasi parfait qu’Arsenal a reprit la 3ème place à son rival, Tottenham. A cinq journées de la fin, Arsenal a même compté jusqu’à 5 points d’avance sur son rival, avant de voir cette avance fondre. A l’aube de cette ultime journée, Arsenal ne comptait plus qu’un petit point d’avance sur son rival de Londres.

Une telle situation n’aurait pu être meilleure en terme de tension, d’émotion et de suspense, le tout saupoudré de rivalité et de suprématie pour rendre ce banal match contre West Brom historique.

Concernant le match, celui ci n’aurait pu débuter mieux. Fulop, le gardien de West Brom, permit à Benayoun d’ouvrir le score dès la 4ème minute en appréciant mal la situation et permettant à l’Israélien de lui chiper le ballon. Tout semblait se dérouler comme sur des roulettes pour les hommes d’Arsène Wenger mais, à la 12ème minute, Long partit dans le dos de la défense, et ainsi crucifier Szczesny alors qu’il semblait hors jeu au départ de l’action. Et puis, trois minutes plus tard, les pensionnaires de l’Emirates Stadium furent assommés par le numéro de Dorrans qui s’est amusé avec la défense avant d’aller marquer le second but de son équipe.

Arsenal se reprit et égalisa à la 30ème minute par l’intermédiaire du Brésilien, André Santos, parti de son côté gauche pour placer une frappe dans le soupirail droit de Fulop coupable d’une faute de main sur la frappe de l’extérieur de la surface du défenseur. En seconde mi-temps, Arsenal prit définitivement l’avantage par l’intermédiaire de Laurent Koscielny qui profita, encore une fois, d’une faute de main du gardien adverse sur le corner.

Après un début de saison calamiteux, Arsenal réussit l’impossible : accrocher la 3ème place directement qualificative pour la Ligue des Champions, vitale pour les ambitions du club. Cette victoire à l’arraché fut un peu à l’image de la saison des Gunners. Mais l’essentiel a été assuré avec cette 3ème place, synonyme de 16ème participation consécutive à la plus prestigieuse des coupes, l’honneur est aussi sauf puisqu’avec cette victoire, Arsenal s’est assuré de terminer devant son rival, Tottenham, et cette victoire permet à Pat Rice de s’en aller sur une bonne note.

La saison des Gunners s’est clôt de la meilleure des manières malgré une saison mitigé et toujours sans trophées. Mais cette équipe a montré un mental à toute épreuve et une capacité à se sublimer dans les grands rendez-vous, laissant de gros espoirs chez les fans pour la saison à venir.

Photo de Stuart MacFarlane
  • Annonce de van Persie : (04/072012)

Brillante, fantastique, stratosphérique, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier la saison dernière de van Persie. Mais le 4 juillet, l’histoire d’amour entre le Néerlandais et Arsenal a tourné au vinaigre, pour le plus grand malheur des fans. Alors qu’un renouvellement de son contrat était attendu, surtout avec le potentiel que l’équipe a prouvé pendant la saison, mais c’est son contraire qui a été annoncé. A travers un communiqué publié sur son site officiel et rédigé par son agent pendant ses vacances, Robin van Persie a annoncé son intention de ne pas resigner de contrat avec Arsenal en mettant en avant des divergences de point de vue fondamentales sur l’ambition du club et la façon dont celui ci souhaitait évoluer.

Cette annonce eu l’effet d’une bombe pour les fans, qui pensaient, jusque là, que la fuite des meilleurs joueurs du club vers les concurrents et rivaux était terminée. Beaucoup y voyait, à juste titre d’ailleurs, une annonce de départ et qu’une minorité (dont nous faisions partie) voulait y voir un coup de pression sur les dirigeants pour avoir un recrutement digne de ce nom. Mais dans les deux cas, un sentiment de trahison planait. Robin van Persie tournait le dos au club et à l’homme qui l’ont toujours soutenu.

Pour Arsène Wenger, ce fut un nouveau coup dur car c’est le deuxième capitaine, en deux ans, à s’en aller (Fabregas en 2011) et le troisième si on remonte jusqu’à Thierry Henry. En plus de perdre un joueur de classe mondiale, Wenger a perdu son capitaine. Certes, il n’était peut être pas aussi charismatique que Tony Adams, Thierry Henry ou Cesc Fabregas mais sur le terrain, par ses buts et ses passes décisives, il a très souvent débloqué des situations très compliquées et sauvé Arsenal de la défaite. Il a démontré qu’il voulait en être digne. Pour preuve, quand il est revenu de blessure, il a porté Arsenal à bout de bras, échouant à deux buts du record de buts inscrit sur une année civile détenu par Alan Shearer et a terminé meilleur buteur et meilleur joueur de Premier League la saison dernière.

C’est d’autant plus une déception que pendant ses six premières années et demie à Arsenal, il n’a cessé de se blesser, et pourtant, Arsène Wenger a toujours cru en lui et en son talent. Son retour en forme a prouvé qu’Arsène Wenger a eu raison de persister et d’attendre. Il semblait donc légitime de la part du Français d’attendre en retour un peu de reconnaissance. Mais ça n’a pas été le cas.

Au final, il remettait en cause le modèle entier d’Arsenal, basé sur des jeunes joueurs prometteurs, des transferts malins et à bas coûts et une grille salariale stricte. Arsène Wenger était même prêt à faire une entorse à sa politique salariale pour conserver son attaquant chirurgical dans son équipe mais cela n’a pas suffit. Ce sentiment de trahison a été encore plus accentué un mois et demi plus tard, quand van Persie a choisit de rejoindre Manchester United, le rival historique d’Arsenal.

  • La lettre d’Usmanov : (05/07/2012)

Alisher Usmanov est un homme d’affaire russe dont la fortune est estimée à 11,7 milliards de dollars selon le magazine Forbes. Il a fait fortune dans l’immobilier et dans les télécommunications. Il est d’ailleurs le propriétaire du troisième opérateur de téléphonie mobile en Russie et il est actionnaire à hauteur de 50% de la société Gazprom, nouveau sponsor de Chelsea.

Usmanov est devenu fan d’Arsenal en regardant les matches devant sa télévision, lors de l’époque dorée des Gunners. Il a donc décidé de se lancer dans l’aventure et d’acheter des parts de capital du club qu’il aime tant. En 2007, il obtient ses premières parts.

A la tête de sa holding Red & White, il a d’abord racheté les parts du vice-président de l’époque, David Dein, qui est maintenant à la tête de sa holding. Dès ses premiers achats, le conseil d’administration a senti un danger potentiel et a donc provoqué un verrouillage du conseil pour empêcher quiconque d’accéder au conseil, en particulier Usmanov et Kroenke qui étaient en guerre pour la propriété d’Arsenal. Sentant la pression s’accentuer, le conseil a réussit à convaincre Stan Kroenke de se rallier à sa vision et d’accepter de lui vendre la majorité des parts afin qu’il devienne propriétaire. Comme selon le règlement du club, Kroenke a proposé à Usmanov une offre de rachat de ses parts, qui a été bien évidemment refusée par le magnat russe. Aujourd’hui, Kroenke possède environ 65% des parts du club et Usmanov 30% comme vous nous le rapportions la semaine dernière.

Depuis son arrivée au club, le Russe est en conflit ouvert avec le conseil d’administration sur la politique à suivre. Ce conflit a atteint son point culminant le lendemain de l’annonce de van Persie.

Dans une lettre ouverte à l’attention des membres du conseil d’administration, Alisher Usmanov critiquait très violemment la politique suivie du club de ne pas dépenser plus que ce qu’il dispose et qui provoque la perte des meilleurs joueurs de l’équipe et qui surtout, selon lui, est la cause principale de l’absence de trophées depuis 7 ans. Il profite aussi de l’occasion pour dénoncer une campagne diffamatoire à son encontre, le faisant passé pour un mafieux, alors qu’il n’a rien fait contre le club pour mériter cela. Au lieu d’essayer de calmer le conflit, il ajoute plus loin dans sa lettre, que les anciens membres du club ont largement profité de cette politique pour s’enrichir alors que la pression financière s’accentuait sur les fans qui voyaient le prix des places et des abonnements augmenter. Il a, cependant, affirmé que, le jour où il pourrait entrer au conseil d’administration, s’il n’était pas désiré, il n’y siègerait pas. Il a aussi précisé qu’il ne possédait pas de siège dans aucune des entreprises où il est actionnaire.

Après avoir régler ses comptes avec le conseil, il a apporté tout son soutien à Arsène Wenger, qu’il qualifie de « très grand entraineur » mais qui ne peut exprimer « tout son talent » à cause de cette politique. Pour y remédier, il propose de pouvoir laisser les actionnaires investir dans le club, d’effacer la dette du club, d’être moins strict en matière de salaires afin de pouvoir garder les meilleurs joueurs et d’en acheter de meilleurs et donc d’avoir pour ambition le titre de Premier League au lieu de la troisième place. Il propose donc de remettre en cause le modèle de développement d’Arsenal et sa tradition pour satisfaire ses envies.

Il termine sa lettre en affirmant que, peu importe que les conflits, son engagement à Arsenal est pour le long terme et qu’il continuera à soutenir l’équipe et surtout qu’il continuera toujours à investir dans le club afin d’obtenir toujours plus de parts.

  • Retour de Diaby: (10/07/2012)

Nous sommes le 10 juillet 2012, en Malaisie, quand, pour la première fois depuis plus d’un an, Abou Diaby refoule un terrain de football en tant que titulaire. Il faut remonter pour cela à la dernière journée de la saison 2010/2011, contre Fulham, où il avait d’ailleurs été l’auteur d’une assist.

La saison dernière, le français n’a fait que quatre petites apparitions en championnat. Avec ce retour, c’est comme si Arsenal tenait sa troisième recrue de la saison après Podolski et Giroud (restés à Colney pour travailler leur condition physique). La saison dernière devait être celle de son grand retour après une année de blessure et un début de préparation de bon augure. Sans compter les départs de Fabregas et Nasri qui lui laissaient le champ libre au milieu. Mais une nouvelle blessure au mollet l’en empêcha et tronqua sa préparation. La suite de sa saison ne fût qu’un interminable enchainement de blessures et de rechutes (il n’a joué que 101 minutes en match officiel), à tel point que certains le voyait prendre sa retraite sportive.

Le football étant sa passion, Abou Diaby ne s’est jamais laissé abattre, il s’est accroché et s’est battu avec une hargne et une confiance indéfectible que son entraineur, Arsène Wenger, lui a transmit. Au début de l’été, le board a même envisagé de vendre le français, lassé de ses blessures, mais c’était sans compter  le soutien absolu de Wenger pour son joueur.

Cette année, Abou Diaby a pu participer à toute la préparation des Gunners. Il a même passé ses vacances, en juin à l’INSEP avec Stéphane Longuèvre (entraineur d’athlétisme) pour travailler physiquement et être opérationnel cette saison.

Revenu à un niveau physique convenable, Diaby s’est vu appelé pour participer à la tournée asiatique du club et là le miracle se produisit : le natif de Paris est titularisé pour le premier match de la tournée contre un XI des meilleurs joueurs Malaisiens (toute proportion gardée). Pendant 45 minutes (Wenger fait jouer deux équipes différentes par mi-temps), le fantôme de Diaby prend aspect humain. Le milieu récupère, drible, s’impose, passe, ratisse et fournit une prestation de belle qualité. Surtout, le joueur n’a pas montré de signe de peur ou d’appréhension.

Un retour de Diaby au top de sa forme est porteur d’espoir, de gros espoirs. En effet, de part sa taille et son gabarit, il est capable de s’imposer dans les duels aériens, de récupérer des ballons, mais surtout, c’est son aisance technique et sa vista qui vont faire un bien fou au jeu des Gunners. Son apport permettra à l’équipe de tenir le ballon plus facilement, d’aller vers l’avant plus rapidement, de fluidifier le jeu et les passes et ainsi de permettre aux attaquants de faire la différence dans les trente derniers mètres. Son match de Liverpool n’était que les prémisses de ce qu’il est capable d’apporter puisqu’il n’est pas encore tout à fait à 100% de ses capacités, qu’il manque encore de rythme et que les automatismes avec ses nouveaux coéquipiers ne sont pas encore au point. Si les blessures le laisse enfin tranquille cette saison, Diaby effacera sans aucun problème les départs de Song et van Persie dans le cœur des supporters.

  • Arrivée de Santi Cazorla : (07/08/2012)
Photo de Stuart MacFarlane

Les premiers contacts avec Santi Cazorla remontent à l’été dernier. A l’époque, les velléités de départ de Fabregas ont obligé le board et Arsène Wenger à lui chercher un remplaçant. Deux noms étaient coché sur cette liste : Juan Mata et Santi Cazorla. Mais la frilosité du board à lâcher un chèque de 20M€ pour l’un des deux joueurs a coûté au club les deux joueurs. La direction du club ne souhaitait pas dépenser 20M€ alors que Fabregas et Nasri étaient encore dans l’effectif. Donc, Juan Mata fila à Chelsea et Santi Cazorla à Malaga car Villareal, en grande difficulté financière, avait un besoin urgent de liquidités.

Bis répétita cette année, mais cette fois pour Malaga et cette fois encore, c’est Santi Cazorla qui en fait les frais. Le club espagnol était sous le coup d’un retrait de la licence UEFA s’il ne remboursait pas ses dettes avant le 1er août. De plus, les nouveaux investisseurs ne compte pas éponger la dette du club, donc la vente de Santi Cazorla était inévitable. C’est ainsi que son agent, se rappelant qu’Arsenal avait eu des vues sur son joueur, le leur proposa. Ce qui raviva l’intérêt des Gunners. C’est ainsi qu’Arsenal proposa un chèque de 20M€, offre bien évidemment acceptée par les dirigeants de Malaga.

« J’apprécie beaucoup Cazorla et je pense vraiment qu’il n’est pas reconnu à sa juste valeur. » (Xavi). Certes, son nom n’est pas aussi clinquant que celui du métronome Barcelonais ou de Fabregas, son illustre prédécesseur, mais, dans son style, il sera très certainement tout aussi bon.

Son véritable poste est ailier droit mais, à Malaga, l’entraineur Manuel Pellegrini, l’a replacé au centre, le plus souvent au poste de milieu offensif. En partant à Malaga, Cazorla a gagné en maturité dans son jeu. Désormais, il est plus versatile, plus mobile sur le terrain, il dicte le jeu comme un véritable chef d’orchestre. Il permet de remonter les ballons très rapidement et très proprement, facilitant ainsi les contres ou les attaques placées. En Liga, il arrivait souvent qu’il subisse le pressing de trois ou quatre joueurs, mais cela ne l’empêchait pas de s’en débarrasser avec facilité la plupart du temps.

En comparaison de Walcott, il n’a pas la même vitesse, loin de là, mais il possède une explosivité et une imprévisibilité qui perturbe tout les défenseurs. Cette qualité lui permet d’avoir toujours un coup d’avance sur les défenses et de pouvoir délivrer la bonne passe au bon moment. A ce jeu là, il est tellement doué que l’on a parfois l’impression qu’il anticipe toute l’action dans sa tête avant qu’elle ne se produise. De plus, le fait qu’il soit ambidextre le rend encore plus insaisissable pour les défenseurs.

Selon le site « Whoscored », Santi Cazorla est le 4ème meilleur joueur de Liga derrière les indétrônable Messi, Ronaldo et Xavi. En raison de son petit gabarit, il est catalogué comme un joueur de type Barça. Et quand on sait que la philosophie du FC Barcelone et d’Arsenal sont très similaire, on peut être certain que le petit espagnol s’adaptera très bien au jeu des Gunners.

Une chose est sûre, c’est qu’il est le remplaçant naturel de Cesc Fabregas qui manquait à Arsenal la saison dernière. Si le départ de van Persie se confirme, il apportera cette touche créative que les autres recrues (Podolski et Giroud) ne peuvent apporter malgré leur talent. C’est pour toutes ces raisons que les supporters d’Arsenal sont si enthousiaste sur sa venue, malgré le départ programmé de van Persie. Santi apportera ce plus à Arsène Wenger qui pourra faire la différence. Il aidera à fluidifier le jeu de l’équipe, à franchir les lignes, faires des décalages. Il apporte aussi une alternative à Arteta sur coup-franc et une nouvelle arme : la frappe de loin. En effet, sur les neuf buts inscrit la saison passée par l’Espagnol, huit l’ont été de l’extérieur de la surface de réparation.

L’avenir le dira mais, selon Arsène Wenger, Santi Cazorla sera la recrue de l’année à Arsenal, voire même en Angleterre.

  • Départ d’Alex Song : (19/08/2012)

Alors que van Persie semblait être le seul départ cet été, à la surprise générale, Alex Song a lui aussi plié bagages pour le FC Barcelone.

Auteur d’une excellente saison, le Camerounais s’est rendu indispensable dans l’entrejeu des Gunners. Son impact physique et sa capacité à récupérer des ballons ont été un atout précieux pour Arsenal dans la conquête de cette 3ème place. Mais c’est surtout offensivement que le milieu défensif s’est distingué en apportant le surnombre et en faisant un nombre impressionnant de passes décisives pour un joueur à ce poste. Le défaut qu’on pouvait lui trouver, c’était son manque de rigueur défensive. En effet, quand il montait, il ne vérifiait pas si un coéquipier était présent pour le couvrir, mettant ainsi sa défense en danger en cas de perte du ballon et de contres.

Tout semblait aller très bien entre Arsenal et Alex Song jusqu’à la fin de saison. Il aimait Arsenal et Arsène Wenger car ils avaient été les seuls à croire en lui, à lui faire confiance. Mais tout c’est dégradé en fin de saison. En effet, son agent, le fameux Darren Dein, l’a mis sur le marché des transferts en fin de saison afin d’obtenir une prolongation et surtout une revalorisation salariale pour son joueur. La politique salariale du club étant stricte, elle a été ignorée par les dirigeants, puisqu’il lui restait encore trois années de contrat.

A partir de là , le comportement d’Alex Song s’est dégradé, surtout depuis que le FC Barcelone s’était manifesté pour lui. Des sources fiables et proches du club ont révélé que le joueur était paresseux à l’entrainement et qu’il arrivait souvent en retard. Cette attitude a fortement déçu Wenger et son nouvel adjoint, Steve Bould, qui aurait eu une violente altercation avec le joueur.

Cette nouvelle situation a conforté la nouvelle politique d’Arsene Wenger, c’est à dire, de ne pas retenir les joueurs qui veulent partir pour ne pas perturber le groupe pendant la saison et pouvoir travailler sereinement sans avoir d’éléments perturbateurs.

Donc, la seule solution pour Arsenal a été de céder le joueur pour 19M€ au FC Barcelone et de passer à autre chose.

Les départs cumulés de van Persie et de Song ont donc forcé Arsène Wenger à revoir sa politique de base, c’est à dire, un politique basée sur des jeunes joueurs talentueux venant du monde entier. Désormais, le club s’appuiera sur un noyau de joueurs britanniques comme Gibbs, Wilshere, Ramsey, Oxlade-Chamberlain, Jenkinson, et qui ont un lien particulier avec le club comme Vermaelen, Szczesny ou Koscielny. Cela, sans compter la jeune garde des Gunners qui émerge (Gnabry, Afobe, Akpom, Olsson) et qui a été éduqué de façon à aimer Arsenal. Dorénavant, Wenger recherchera principalement chez ses futures recrues de la loyauté, de l’abnégation et un esprit d’équipe afin d’éviter de nouvelles cruelles désilusions qu’ont été Touré, Adebayor, Nasri, van Persie, Fabregas et Song. Notons tout de même que parmi ces joueurs, un seul a véritablement montré un amour réel et sincère pour Arsenal : Cesc Fabregas.

#Yann.

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